Par François Monnier
La campagne présidentielle a commencé et, avec elle, son lot de promesses électorales forcément coûteuses. Avec près de 3.600 milliards d'euros de dettes et un déficit qui semble impossible à ramener au-dessous des 5 % depuis trois ans, les caisses de l'Etat sont vides. Alors, chaque candidat y va de sa solution magique pour financer les dépenses nouvelles. L'une des pistes envisagées consisterait à taxer davantage le patrimoine des Français. Cette idée semble d'ailleurs faire son chemin depuis que la Fondation Jean-Jaurès a sorti, fin 2024, un rapport qui a fait grand bruit, jusqu'à devenir omniprésent dans l'espace médiatique. Le think tank proche de la gauche réformiste a pour objectif, entre autres, de nourrir le débat pour justifier un impôt sur les grandes successions (IGS).
Or la fondation, en s'appuyant en partie sur des travaux de Thomas Piketty, a sorti un chiffre choc de 9.000 milliards d'euros, correspondant au montant estimé du patrimoine appelé à changer de mains entre 2025 et 2040. Forte de cette évaluation, une partie de la classe politique s'est emparée du sujet. Elle y a vu une fantastique occasion de ponctionner une partie de ce trésor lors du transfert des actifs successoraux entre la génération du baby-boom et la suivante.
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