OPINION. Le modèle d'éducation holistique du Japon porte un éclairage utile sur des enjeux auxquels nous faisons face ici. Dans son idéal, le système nippon met en question l'argument avancé par certains partis politique que se concentrer sur l'enseignement des matières « de base » sauvera l'école, écrit le chercheur Antoine Roth
Les résultats des tests PISA dévoilés en septembre posent un diagnostic sévère sur les systèmes d'éducation européens. Ceux d'Asie de l'Est restent mieux placés tant en résultats moyens qu'en proportion d'élèves en grande difficulté. Parmi eux, le Japon, premier grand modèle éducatif de la région, offre un point de comparaison utile.
Certaines de ses leçons sont directes. L'école japonaise fixe dans plusieurs domaines des mathématiques et des sciences des attentes plus précoces et plus élevées, nous invitant à relever certains standards. Le plus faible absentéisme, malgré une hausse récente, tient aussi à une forte norme sociale de présence scolaire, ce qui plaide ici pour une réponse plus systématique et proactive. Enfin, le Japon révise régulièrement l'ensemble du curriculum selon des objectifs et indicateurs explicites ; le Plan d'études romand gagnerait à s'inscrire dans un cycle comparable.
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