La chambre commerciale de la Haute Cour de Londres a ordonné, en février 2026, l'immobilisation et la restitution de deux Airbus A330 Néo d'Air Sénégal, après la résiliation de leur contrat de location. Selon Wal fadjri, la compagnie nationale avait pu s'acquitter des loyers jusqu'en décembre 2025.
Le contrat de location avec Casamance Owner, la SPV propriétaire des appareils, s'inscrivait dans un montage financier destiné à rembourser le financement de 70 % du prix des avions, consenti notamment par Banco Santander. L'État du Sénégal avait pris en charge les 30 % restants.
Malgré la résiliation du contrat de location, Air Sénégal revendique la propriété des deux appareils. Se fiant à ses informateurs, Wal fadjri rapporte que « au-delà du paiement des 30 % du prix, Air Sénégal a remboursé plus de la moitié des prêts consentis ». Les interlocuteurs du journal ajoutent que la rupture du contrat de location « n'entraîne pas celle du contrat de financement qui demeure d'actualité », ce dernier bénéficiant de la garantie de l'État du Sénégal.
Sur le plan juridique, un expert cité par le quotidien du Groupe de presse de Front de terre rappelle enfin que les décisions rendues par les juridictions étrangères ne sont valables au Sénégal qu'après une procédure d'exequatur, au regard du droit OHADA et du droit sénégalais.
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