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Une première arrestation avait eu lieu en mai, notamment pour des soupçons de viol et de voyeurisme. L'homme avait ensuite été placé sous surveillance électronique, puis remis en liberté sous conditions en juillet. L'analyse du matériel saisi a toutefois poussé les enquêteurs à approfondir leurs recherches. Ces vérifications supplémentaires ont révélé d'autres faits d'agressions sexuelles graves. "Il y aurait d'autres victimes", précise Kato Belmans, porte-parole du parquet d'Anvers à nos confrères de la Gazet van Antwerpen.
Selon le parquet d'Anvers, il y aurait d'autres victimes. Deux autres femmes auraient été droguées puis abusées sexuellement. Les enquêteurs ont retrouvé des images récentes, mais aussi des enregistrements remontant à la période 2008-2011.
Le suspect dément
Le suspect conteste avoir drogué les victimes et affirme que les rapports étaient consentis. Le conseil de l'un des autres suspects remet quant à lui en cause la validité des poursuites, en invoquant la prescription pour les faits les plus anciens. L'instruction se poursuit afin de déterminer s'il existe d'autres victimes et si d'autres personnes ont pris part aux faits.
Cette affaire n'est pas sans rappeler celle de Gisèle Pelicot qui, entre 2011 et 2020, a été droguée par son époux Dominique Pelicot et violée par une dizaine d'hommes recrutés sur internet. Les abus avaient été découverts par hasard à l'automne 2020, après l'arrestation de Dominique Pelicot pour avoir filmé sous les jupes de clientes dans un supermarché, ce qui avait conduit la police à perquisitionner ses ordinateurs.
Dominique Pelicot a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Cette sentence, prononcée par la cour criminelle de Vaucluse, correspond à la peine maximale encourue pour les faits qui lui étaient reprochés.
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