Des œufs plus petits, plus fragiles, moins riches en acides gras. Les premiers résultats des études des effets des vagues de chaleur sur la production d'œufs sont sans appel : le stress thermique a bien un impact sur la ponte des poules. « Et encore, nous ne sommes montés qu'à 32 °C, précise Joëlle Dupont, directrice adjointe de l'unité de recherche physiologie de la reproduction et des comportements à l'lnrae (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) Centre-Val de Loire. Ce qui est bien en dessous de ce que nous avons connu cet été. »
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Lancé en 2025, le programme Fertichaud, financé par la Région, fait partie de ces projets de recherche guidés par les nouvelles problématiques posées par le réchauffement climatique. Il vise notamment à étudier les conséquences d'une augmentation de température sur la fertilité des élevages de volailles dans la région, mais aussi sur la conservation et la biodiversité de la faune sauvage et la fertilité humaine, et inclut un volet sur l'exposition aux pesticides. Le premier volet a démontré que les canicules ont bien un impact sur le métabolisme des poules, la qualité des œufs et la fertilité.
Au-delà de 22 °C, les poules sont plus fragiles
« Au-delà de 22 °C, les poules sont plus fragiles, car elles ne possèdent pas de glandes sudoripares : elles ne transpirent pas », expose en préambule la chercheuse rattachée à l'équipe Sensor. Pour mimer l'effet canicule, les chercheurs ont exposé un groupe de poules à une température allant jusqu'à 32 °C en journée, abaissée la nuit jusqu'à 22 °C. « L'objectif était de voir s'il y avait un impact sur la production d'œufs, la qualité des œufs et sur les descendants », précise Joëlle Dupont.... Cet article a été tronqué. Abonnez-vous pour lire l'article complet sur notre site.
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