« Souvent, le Crous est identifié 'logement et restauration', mais c'est aussi plein d'autres choses en termes d'accompagnement de tous les étudiants dans leur quotidien : accompagnement social, jobs, animations, etc. », tient à préciser Murielle Baldi , directrice générale du Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) de Bourgogne Franche-Comté, en cette rentrée universitaire.
De restauration, il aura toutefois été principalement question, ce mardi 8 septembre, lors de la conférence de rentrée du Crous qui, dans la grande région, gère un peu plus de 6 500 hébergements parmi les quelque 85 000 étudiants, dont environ 20 000 boursiers parmi lesquels 8 648 sur l'académie de Besançon, chiffres stables ces dernières années.
Pour mémoire, c'est en mai dernier que la généralisation, par le gouvernement, du repas à 1 € (offre jusqu'alors réservée aux boursiers et précaires, les autres payant 3,30 €, pour un coût de revient pour la collectivité de 9,56 € par repas) a été décrétée. Le repas en question comprend, midi et soir, un plat plus deux accompagnements (entrée et dessert ou deux entrées ou deux desserts).
« Ce n'est pas parce qu'ils payent moins cher qu'ils ont moins ou que les repas sont de moins bonne qualité ! » assure la directrice générale du Crous qui, depuis la rentrée (sachant que tous les étudiants ne sont pas encore arrivés), a enregistré « une forte augmentation [du nombre de repas à 1 € distribués] : + 16,2 % par rapport à l'année dernière à même date le midi et + 27,28 % le soir, avec un pic à + 50 % au restaurant universitaire Petit Bouloie, à Besançon, le midi. »
« Ce n'est pas parce qu'ils payent moins cher qu'ils ont moins ou que les repas sont de moins bonne qualité ! » assure la directrice générale du Crous de Bourgogne Franche-Comté. Photo d'illustration Alexandre Marchi
Bref, le nombre moyen de repas servis par an, actuellement de 2 millions, devrait exploser. Reste à savoir si les six postes financés par l'État et les 75 000 € supplémentaires pour acheter du nouveau matériel seront à même de faire face à la demande ainsi suscitée. Et si les subventions suivront…
Pour Murielle Baldi, « on verra à l'avenir comment cela va se jouer. Sans doute y aura-t-il des ajustements à opérer mais, pour l'instant, ça fonctionne… De toute façon, rien n'est gratuit. Et un repas ne coûte pas un euro, on le sait bien ! »
Enfin, autre nouveauté cette année : les référents étudiants. Résidents de cités U recrutés en 3e année de licence a minima, ils seront 15 sur la grande région pour « faire du lien entre les services du Crous et les résidents afin de rompre l'isolement et lutter conte le non-recours aux droits ».
Car « non seulement un étudiant parle plus facilement à un autre étudiant, mais ceux questionnés en 2022 [ils vont l'être à nouveau en octobre, N.D.L.R.] avaient exprimé leur besoin de contacts humains… »
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