Au soir de l'arrivée de la "loi intégrale" en commission spéciale à l'Assemblée nationale, environ 70 personnes se sont rassemblées dans le centre-ville de Perpignan ce lundi pour "maintenir la pression".
Après une pause estivale, les rassemblements hebdomadaires ont repris en France ce lundi soir . Initiés après la mort de Lyhanna , collégienne de 11 ans violée et retrouvée dans le Gers en juin, ils visent désormais la "loi intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles, étudiée en commission à l'Assemblée nationale. Cette proposition de loi a entamé lundi son parcours législatif.
Formation des forces de l'ordre, création d'unités spécialisées dans la police et d'une juridiction spécialisée dans chaque tribunal, dépôt de plaintes dans les établissements de santé, etc. La proposition de loi comporte 69 articles . "Ça va dans le bon sens, mais ça n'est toujours pas à la hauteur, estime Christelle Lara, du collectif Droits des femmes 66. Comme d'habitude, on fait des économies pour jouer petit bras et montrer qu'on a agi."
Selon le collectif, "les moyens ne sont pas mis sur les vrais sujets. Par exemple, sur la mise en place de dispositifs d'urgence ou de personnels spécialisés partout où on en a besoin pour accompagner les femmes et les enfants victimes de violences. Il faut que ce soit une loi vraiment intégrale."
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