Des étudiants sur le campus du Kings College, à Londres. (Photo : Olivia Harris / Reuters)
Londres relève ses exigences financières pour le visa étudiant, avec des montants de subsistance en forte hausse et des règles bancaires plus strictes. À partir du 30 novembre, les étudiants marocains devront prouver des ressources mensuelles plus élevées — jusqu'à 1 570 £ à Londres — ainsi que des fonds bloqués sur 28 jours, rendant les études en Grande-Bretagne sensiblement plus coûteuse.
Le ministère britannique de l'Intérieur a acté, dans le document réglementaire HC 584 présenté au Parlement le 3 septembre 2026, une révision importante des exigences financières imposées aux étudiants internationaux. À compter du 30 novembre, les candidats marocains au visa étudiant devront justifier de montants de subsistance plus élevés pour couvrir leurs frais de vie au Royaume‑Uni.
Pour les étudiants dont le lieu principal d'études se situe à Londres, la preuve de ressources mensuelles passe à 1.570 £, soit environ 19.923 dirhams. Hors de la capitale, le seuil requis est désormais fixé à 1.203 £, l'équivalent de 15. 266 dirhams. Ces montants doivent être démontrés pour une période pouvant aller jusqu'à neuf mois, ce qui porte l'effort financier préalable à 14 130 £ (179 310 MAD) pour Londres et 10 827 £ (137 395 MAD) pour les autres régions du Royaume‑Uni.
Cette hausse, qui s'ajoute aux frais de scolarité, au coût du visa et à la surtaxe santé, alourdit sensiblement le budget global des familles marocaines envisageant un projet d'études outre‑Manche.
Des règles bancaires strictes
Au‑delà des montants exigés, les règles de preuve financière restent rigoureuses. Les candidats doivent détenir les fonds requis sur leur compte bancaire pendant 28 jours consécutifs, avec un relevé dont la date de clôture ne dépasse pas 31 jours avant le dépôt de la demande. Toute variation ou non‑conformité peut entraîner un refus immédiat du dossier.
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Le Home Office précise également que les frais de visa — fixés à 558 £ (environ 7.190 DH) depuis le 8 avril — et la surtaxe santé de 776 £ (environ 10 000 DH) par année de séjour doivent être réglés séparément, sans possibilité de les déduire des montants de subsistance exigés.
Un plafond d'hébergement relevé
Le Royaume‑Uni revoit également le plafond de l'« accommodation offset », c'est‑à‑dire la somme que les étudiants peuvent déduire de leurs ressources à prouver lorsqu'ils ont déjà payé un dépôt pour un logement agréé par leur établissement. Ce plafond passe de 1 529 £ à 1 570 £, aligné sur les nouveaux montants londoniens. Cette déduction reste toutefois limitée : les étudiants ne peuvent pas soustraire automatiquement l'intégralité de leur loyer ou de leurs paiements.
Les demandes déposées avant le 30 novembre seront évaluées selon les règles en vigueur au 29 novembre. Les nouvelles exigences s'appliqueront uniquement aux dossiers soumis à partir du 30 novembre, ce qui crée une période charnière importante pour les candidats en cours de préparation.
Le Home Office indique que ces montants ont été recalibrés pour s'aligner sur les prêts de subsistance accordés aux étudiants britanniques pour l'année académique 2026/2027. Le gouvernement prévoit de maintenir cet alignement, avec une révision annuelle des exigences financières.
Le même Statement of Changes introduit des modifications dans les routes Student et Child Student afin de préparer l'association du Royaume‑Uni au programme Erasmus+ à partir de 2027. Les étudiants Erasmus+ pourront être sponsorisés pour des programmes ne menant pas à une qualification reconnue, et certains cours de niveau inférieur seront désormais autorisés.
Selon les données du Home Office, 412 825 visas d'études ont été délivrés durant l'année se terminant en mars 2026. Les autorités britanniques anticipent une hausse modérée des demandes avec l'arrivée des nouveaux dispositifs Erasmus+.
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