2026/09/08 | par Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ)
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Des centaines de citoyennes et citoyens provenant de plusieurs régions du Québec se sont rassemblés à Québec à l'appel du Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ) afin d'envoyer un message clair aux partis politiques : un moratoire sur le développement éolien s'impose.
Des délégations venues du Bas-Saint-Laurent, de la Montérégie, de Lanaudière, de l'Estrie, du Centre-du-Québec, de Chaudière-Appalaches, de la Capitale-Nationale et de la Mauricie ont convergé vers le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), avant de marcher jusqu'à l'Assemblée nationale. Patrick Gloutney, président du SCFP-Québec, a également pris part à la mobilisation afin d'appuyer leurs revendications, notamment au nom des travailleuses et travailleurs d'Hydro-Québec représentés par le syndicat.
Pour le RVÉQ, cette importante mobilisation a permis de rappeler que le développement accéléré de la filière éolienne se fait actuellement sans véritable débat collectif sur l'avenir énergétique du Québec. L'implantation de milliers d'éoliennes partout au Québec aura des conséquences importantes sur les paysages, les terres agricoles, les forêts et les milieux de vie. Ce saccage de notre territoire par la multiplication des parcs éoliens serait encore accentué par les milliers de kilomètres de nouvelles lignes de transport électrique à construire pour intégrer cette nouvelle énergie.
Le Regroupement dénonce également que le développement de cette filière se fasse au bénéfice du secteur privé, alors que la société québécoise a choisi de nationaliser sa production et sa distribution énergétique. L'implantation des éoliennes est ainsi soumise aux lois du profit plutôt que tournée vers des solutions qui s'offriraient à une société d'État axée sur le bien commun. Le plan pharaonique d'Hydro-Québec, qui souhaite doubler sa production énergétique se déploie actuellement par l'éolien alors qu'on refuse toujours une analyse d'ensemble pour le Québec et un véritable scénario de décarbonation cohérent.
« Nos demandes sont claires depuis notre première sortie publique en janvier 2025 : il faut imposer un moratoire sur le développement éolien tant qu'un BAPE générique n'aura pas été mené, c'est-à-dire une analyse des impacts cumulatifs et de la meilleure façon de développer cette filière. Il faut également mettre fin à la privatisation de la production énergétique afin que les actifs et les bénéfices des nouveaux projets demeurent publics. Un vaste débat démocratique doit avoir lieu sur l'avenir énergétique du Québec pour définir les véritables besoins et les différents scénarios possibles, incluant ceux de décroissance et de sobriété. Enfin, aucun projet ne devrait pouvoir être imposé dans une zone habitée sans référendum municipal obligatoire. Ce n'est qu'à ces conditions que l'éolien pourra véritablement être bénéfique pour la société québécoise », affirme Janie Vachon-Robillard, responsable du dossier éolien et de la mobilisation au Regroupement vigilance énergie Québec.
Devant l'Assemblée nationale, les participantes et participants ont formé une chaîne humaine représentant une méga-éolienne de 210 mètres de hauteur, afin d'illustrer concrètement les dimensions des infrastructures projetées. La mobilisation s'est également accompagnée de la présentation de la courte pièce humoristique « Quand Fuckall Energy veut votre bien » et de chansons engagées originales dénonçant les discours des promoteurs éoliens et le laxisme des élus face aux pressions exercées par l'industrie sur les communautés.
À propos du RVÉQ
Le Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ) rassemble des groupes citoyens de partout au Québec qui exercent une vigilance sur les enjeux liés aux énergies fossiles, au nucléaire et à la transition énergétique. Le RVÉQ promeut la décarbonation de la société québécoise par le recours aux énergies renouvelables, des politiques cohérentes avec la science du climat et une utilisation raisonnée de l'énergie. Il défend également un modèle de gestion publique dans lequel les citoyennes et citoyens ont une véritable prise sur les décisions qui affectent leurs milieux de vie.
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