Un risque de « récession sévère », craint le PQ

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Category: Financial
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(Québec) La riposte canadienne « dollar pour dollar » de Mark Carney aux droits de douane américains pourrait plonger le Québec dans une « récession sévère », craint Paul St-Pierre Plamondon, qui accuse Christine Fréchette de ne pas s'être « tenue debout pour le Québec ». Il promet de rétablir « un rapport de force » avec Ottawa le 6 octobre. Le chef du Parti québécois a réuni son équipe de candidats économiques devant l'Assemblée nationale pour répondre de manière plus solennelle à l'entrée en vigueur des contre-tarifs canadiens en pleine guerre tarifaire avec les États-Unis. « Nous sommes en désaccord avec la stratégie du gouvernement du Canada d'appliquer des contre-tarifs dollar pour dollar généralisés, car ils vont nuire à l'économie du Québec au cours des prochains mois », a affirmé le leader souverainiste. Cette riposte « ne tient pas compte du fait que l'économie américaine est 60 fois plus grosse que l'économie du Québec », a-t-il souligné. Donc, ce que ça signifie en concret, c'est que, pour la même quantité de tarifs, l'économie américaine ne connaîtra même pas un soubresaut, mais cette même quantité de tarifs au Québec entraînera une récession sévère, fort probablement. Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois Selon lui, la stratégie de Mark Carney est « une taxe canadienne déguisée pour les Québécoises et les Québécois pour, et on verra comment la situation évolue, financer des secteurs industriels qui ne sont pas au Québec ». Il craint que les sommes perçues par Ottawa avec ses nouveaux droits de douane servent à financer le secteur automobile de l'Ontario au détriment des entreprises québécoises. Quant à Christine Fréchette, qui a présenté ce matin son « bouclier » pour faire face à la riposte canadienne, Paul St-Pierre Plamondon estime que la première ministre sortante a plié devant M. Carney. Mme Fréchette réclamait elle aussi une riposte ciblée par secteur plutôt qu'une stratégie dollar pour dollar. « Non, Christine Fréchette ne s'est pas tenue debout pour le Québec, comme elle l'affirme ce matin, parce que si c'était le cas, la demande du Québec de ne pas aller dans le dollar pour dollar généralisé aurait été entendue et on n'aurait pas passé les quatre dernières semaines à attendre que le fédéral daigne nous appeler ou pas pour nous informer ou non de ce qui se passe à des tables de négociations qui nous concernent », a affirmé M. St-Pierre Plamondon. Le chef péquiste a pris une série d'engagements qu'il mettrait en application dès son arrivée au pouvoir s'il est élu le 5 octobre. En voici un aperçu : Miser sur des programmes d'aide ponctuels et ciblés aux entreprises des secteurs les plus touchés et analyser des programmes mis en place par Christine Fréchette. Encourager fiscalement les entreprises qui doivent se tourner rapidement vers de nouveaux marchés en défiscalisant tout nouveau revenu dans d'autres marchés d'exportation que les États-Unis. Proposer à Ottawa des contre-tarifs beaucoup plus ciblés et stratégiques que le dollar par dollar. Rendre publique la liste des demandes au gouvernement du Canada. Impliquer tous les partis d'opposition dans le processus. Adopter « une attitude qui renforce la confiance des Québécoises et des Québécois en notre capacité de soutenir nos travailleurs et nos entreprises plutôt que de prendre une approche qui tend à augmenter l'anxiété et le sentiment d'incertitude » Réclamer « des assurances que l'argent qui est récolté par les taxes supplémentaires du gouvernement du Canada soit affecté ici au Québec, dans la proportion avec laquelle notre économie est touchée ». Plus de détails à venir…

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