Ces critiques concernent le projet porté par la société waterlootoise CS Productions, qui prévoit donc d'organiser des événements festifs au château de Laurensart. L'entreprise a soumis une demande de permis unique de classe 2, et l'enquête publique s'est ouverte ce lundi 7 septembre.
Pour Amaury Derwa, l'un des dirigeants de CS Productions, si les interrogations sont légitimes, certaines informations nécessitent d'être précisées. "On se pose beaucoup de questions sur les informations qui circulent sur les réseaux, souvent inexactes, explique-t-il. Les propos partent dans tous les sens, on entend même que l'on va faire une boîte de nuit. On ne propose ni une discothèque, ni aucune activité qui relève du monde de la nuit ! Nous organisons des séminaires et des mariages. Et si on peut concevoir que certains propos dans le permis puissent poser question, on ne les a pas choisis, c'est la Commune qui le nomme ainsi avec des informations urbanistiques et techniques."
Des études pour encadrer l'activité
Ce permis, CS Productions y travaille depuis pas mal de temps. "On a dû faire énormément d'études pour répondre aux questions de la Commune et de la Région. On a fait appel aux meilleurs experts pour apporter des réponses sur l'environnement et le bruit, assure-t-il. On a également travaillé sur la gestion de l'eau, car le château n'est pas raccordé au réseau public d'eau. Un forage existe, il s'agit simplement de valider, sur base de nouveaux documents, le dispositif existant."
Pour Amaury Derwa, le développement d'une activité sur le site répond également à un enjeu de conservation du patrimoine. Le château est inhabité depuis longtemps. "Pour maintenir le bâtiment, mais aussi les abords, les bois et les jardins, il faut une activité. Celle-ci doit évidemment être conciliable avec l'environnement, mais elle est nécessaire pour faire perdurer cet héritage", estime-t-il.
CS Productions entend donc utiliser le domaine pour organiser des réceptions de mariage, des team buildings ou encore des "family days".
Amaury Derwa annonce une fréquence des événements bien moindre que celle évoquée sur les réseaux sociaux: "Les activités auront majoritairement lieu durant la saison estivale, à raison d'une voire deux fois semaine."
Le bruit au cœur des inquiétudes
La question des nuisances sonores constitue l'un des sujets d'inquiétude des riverains. Le domaine se trouve en effet à proximité d'une zone Natura 2000. Amaury Derwa indique que, même si une étude d'incidences complète sur l'environnement n'est pas requise dans le cadre de cette demande, des analyses complémentaires ont néanmoins été réalisées: "Nous avons réalisé une étude consacrée au son, avec un rapport d'environ 80 pages. Des capteurs ont été installés autour du château, dans le bois et dans les environs." Selon lui, ces études n'ont pas mis en évidence d'impact négatif significatif, tout en permettant d'identifier des mesures à prendre pour limiter les éventuelles nuisances.
L'enquête publique est ouverte du 7 au 21 septembre. Amaury Derwa souhaite profiter de cette période pour expliquer davantage le projet aux habitants. "Nous voulons informer au mieux, mais aussi écouter les appréhensions et les questionnements. Nous sommes ouverts à la discussion, et surtout à l'idée de répondre aux questions et de trouver des solutions en collaborant."
Il insiste enfin sur sa volonté de faire du domaine un lieu accessible: "Ce site est ouvert à tous, et donc aussi aux personnes de Grez-Doiceau."
L'enquête est ouverte jusqu'au 21 septembre. Le dossier peut être consulté à la maison communale de Grez-Doiceau, au service Environnement. Les observations peuvent être transmises par courrier à l'administration communale ou par courriel à environnement@grez-doiceau.be.
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