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L'apartheid en Afrique du Sud
Alors que l'Afrique du Sud est frappée par un boycott économique et culturel en raison du régime d'apartheid imposé par le président Pieter Botha, Paul Simon atterrit à l'aéroport Jan Smuts de Johannesburg pour organiser des sessions d'enregistrements avec des musiciens locaux: Bakithi Kumalo, Tau Ea Matsekha, le groupe General M. D. Shirinda and the Gaza Sisters ou encore The Boyoyo Boys.
Un an plus tôt, le chanteur américain est tombé sous le charme de Gumboots: Accordion Jive Hits, Volume II, une compilation de "mbaquanga", la musique des townships d'Afrique du Sud. "Mon ambition était simplement de faire un disque de musique pop influencé par ces nouvelles sonorités", rappellera-t-il souvent.
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Des critiques, par manque de critiques...
Après trois semaines de travail, Simon rentre à New York avec des esquisses de six chansons. Il achèvera l'album avec plusieurs instrumentistes rencontrés à Johannesburg ainsi qu'avec Ladysmith Black Mambazo, le Sénégalais Youssou N'Dour, la chanteuse country Linda Rondstadt, le groupe tex-mex Los Lobos et les Everly Brothers. On lui reprochera d'avoir violé le boycott culturel et, contrairement au Biko de Peter Gabriel paru cinq ans plus tôt, de ne faire aucune référence au régime de l'apartheid dans ses textes, lui qui était pourtant familier des "protest songs" dans les années 60.
Critiques rapidement par les musiciens noirs ayant participé à l'album, dont le titre Graceland renvoie à la demeure d'Elvis Presley, à Memphis...
Paul Simon, Graceland, Sony Music.
Days Of Miracle And Wonder, Ashley Kahn, White Rabbit, en anglais uniquement, 320 p.
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