" D'ici 2035, en Europe, 75 % du carburant des avions devra être renouvelable. " C'est en posant ce constat qu'Élodie Haté, directrice du développement de l'entreprise MGH Energy, ouvre une table ronde sur la thématique "Transition énergétique : Du laboratoire au décollage, construire une filière franco-marocaine des carburants durables de demain".
À sa droite : Samir Rachidi, directeur général de l'Institut de recherche en énergie solaire et énergies renouvelables marocain (Iresen) ; à sa gauche : Abdelkarim Ait Brik, directeur général d'Air Arabia. Cette rencontre se fait dans le cadre du deuxième forum économique annuel France-Maroc "Cap sur le Maroc", qui avait lieu ce mardi 8 septembre au Musée Fabre de Montpellier.
L'occasion pour l'entreprise montpelliéraine et l'institut de recherche marocain de présenter un " carburant durable ". Le Maroc est reconnu pour sa production d'hydrogène vert et, avec MGH Energy, Iresen compte l'associer au CO2 capturé dans l'air. Le but : proposer un nouveau kérosène sans pétrole pour faire voler les avions.
" Ces deux projets complémentaires - marocain et français - délivreront 70 000 tonnes de kérosène en 2032 ", reprend Élodie Haté. Et d'expliquer qu'il faudrait " huit projets " comme celui-ci pour que la France atteigne ces objectifs en termes de carburant vert dans l'aviation. " On fait des tests de technologies, en se confrontant au contextes locaux ", précise Samir Rachidi. Tout en affirmant que ces recherches sont " prometteuses ".
De quoi convaincre le directeur général d'Air Arabia ? " On est prêt à s'engager mais il faut surtout que l'on soit durable économiquement ", note Abdelkarim Ait Brik. Si le directeur de la compagnie aérienne dit vouloir faire la transition vers un carburant vert, il attend de voir comment va se passer la mise sur le marché de ce nouveau kérosène.
Et Élodie Haté de rappeler le discours de Michaël Delafosse, maire de Montpellier, en ouverture du forum : " Il faut créer un corridor jusqu'à Dakhla. " Autant que ces " passerelles " soient les moins polluantes possible.
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