La directrice régionale de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre a insisté, mardi à Dakar, sur la nécessité de renforcer la coopération entre les Etats afin de faire face aux défis sécuritaires et de stabilité le long des corridors ouest-africaines, tout en soulignant l'importance du Mécanisme intégré pour la stabilité des frontières (IBSM).
"C'est un mécanisme particulièrement important parce que nous savons que tous les enjeux de stabilité, de prospérité et de sécurité en Afrique de l'Ouest se jouent au niveau des frontières", a notamment déclaré Sylvia Ekra.
Elle s'exprimait à l'ouverture de la deuxième conférence régionale du Mécanisme intégré pour la stabilité des frontières (IBSM), dans la capitale sénégalaise.
Les défis auxquels les pays de la région sont confrontés, a-t-elle ajouté, "vont au-delà des frontières administratives" et nécessitent une meilleure coordination entre les Etats.
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La directrice régionale de l'OIM pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre a également souligné le rôle des communautés, qui se trouvent "en première ligne" face au trafic illicite, au terrorisme, à l'insécurité et aux situations de fragilité.
"La sécurité de nos frontières se joue aussi au niveau des communautés qui vivent dans les frontières", a-t-elle relevé, estimant nécessaire de "renouveler la confiance avec les autorités" et les institutions.
Sylvia Ekra a par ailleurs souligné l'interconnexion des défis auxquels la région ouest-africaine et du centre est confrontée, citant notamment les déplacements de populations, le changement climatique, les trafics, le terrorisme et l'extrémisme violent.
"La question, a-t-elle dit, ne porte pas tant sur la nouveauté des défis que sur la démultiplication de leur impact".
Elle a ainsi plaidé pour une prise en charge de ces défis "au-delà des frontières administratives des pays", notamment, le long des corridors où ils se manifestent, estimant que les initiatives fragmentées entraînent une "déperdition d'énergie" et de ressources.
L'IBSM, qui compte neuf pays membres, regroupe actuellement quatre institutions partenaires, à savoir l'OIM, l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l'Office des Nations unies contre le terrorisme (UNOCT) et Interpol.
Le Sénégal a rejoint ce mécanisme en 2025 en tant que huitième pays membre, tandis que le Nigeria vient de l'intégrer comme neuvième membre.
Pour Sylvia Ekra, cette plateforme constitue "une plateforme unique" de coopération entre les pays côtiers et ceux du Sahel, permettant d'aborder des questions sensibles liées à la sécurité et à la stabilité.
Elle a également insisté sur la nécessité de mutualiser les efforts des partenaires techniques et financiers, des agences des Nations unies, de la société civile et du monde académique, afin d'éviter les doublons et les duplications.
"Une des forces de l'IBSM, c'est de créer des synergies et de démultiplier l'impact des efforts qui sont consentis par tous les partenaires", a souligné la directrice régionale de l'OIM.
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