Le CSM examinera la proposition de réintégration de Rachida Dati dans la magistrature après son procès pour corruption

Le CSM examinera la proposition de réintégration de Rachida Dati dans la magistrature après son procès pour corruption
View on original source
Category: Politics
Share
Archive
Like
Rachida Dati retrouvera-t-elle sa vie de magistrate ? L'ex-ministre de la Culture, qui lorgne un poste après plus de deux décennies passés en politique, doit obtenir l'aval du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), dont l'avis est obligatoire avant la nomination d'un magistrat. Le CSM examinera son cas «fin septembre, début octobre», c'est-à-dire après le procès pour corruption de l'ancienne ministre de la Culture, a informé ce mardi 8 septembre l'un de ses membres à l'AFP. Il annoncera sa décision dans la foulée. Le dernier poste de Rachida Dati date du début des années 2000, au parquet d'Evry. Selon une source judiciaire, elle n'exercera pas dans une juridiction, mais doit devenir chargée de mission à la Délégation des affaires européennes et internationales (DAEI) du secrétariat général du ministère de la Justice. Les magistrats du parquet sont désignés par le ministre de la Justice, après avis du Conseil supérieur de la magistrature. Celui-ci intervient après l'examen des éventuels recours des autres candidats sur ce poste. «L'examen du Conseil supérieur de la magistrature va porter sur l'adéquation de son profil avec le poste en question», a expliqué un membre du CSM, en précisant que «le directeur des services judiciaires sera interrogé sur le type de missions qui seraient confiées» à l'ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy. L'annonce de sa réintégration au sein de la magistrature avait suscité l'émoi au sein de l'Union syndicale des magistrats, principal syndicat du secteur, classé au centre, compte tenu du calendrier judiciaire de l'intéressée. Rachida Dati doit comparaître du 16 au 28 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris, notamment pour corruption et trafic d'influence passifs. Il lui est reproché un pacte de corruption présumé et d'avoir fait illégalement du lobbying au Parlement européen, où elle a siégé comme élue de 2009 à 2019, pour le compte de Renault et de son patron d'alors, Carlos Ghosn, aujourd'hui en fuite au Liban et lui aussi renvoyé devant le tribunal. Ce dernier a demandé au tribunal correctionnel de Paris le report du procès. Entre 2009 et 2013, celle qui était devenue avocate a reçu 900 000 euros au titre d'une convention de rémunération forfaitaire. Elle conteste toute infraction. Elle encourt dix ans d'emprisonnement et cinq ans d'inéligibilité. «Le CSM n'est pas saisi des interactions avec son procès», a rappelé une source judiciaire, tout en reconnaissant un «calendrier très mauvais». Sa réintégration au sein de la magistrature ne l'empêcherait pas de conserver son mandat de maire du VIIe arrondissement de Paris, l'incompatibilité ne concernant que les magistrats dont les fonctions électives s'exercent dans la juridiction où ils sont en poste.

(0)Comments

 

A note on cookies

Newshunt uses essential cookies to keep you signed in and to remember your language and country, so the site works the way you expect. With your permission, we'd also like to use analytics cookies to understand how people use Newshunt and improve it over time.

Accepting only affects analytics. To learn more, view our Privacy Policy or Terms & Conditions.