« Il a été conçu pour obéir. Moi, non. »
La campagne « Born to Disobey » met en scène Vivian Wilson face à un robot d'apparence humaine, appelé DESI 84, inspiré du Tesla Optimus. La mannequin le promène en laisse, lui fait tondre la pelouse ou le confronte à des situations auxquelles il n'a pas été programmé pour répondre.
Elle ira même jusqu'à le faire complètement disjoncter, poussant jusqu'au bout l'humour de la publicité qui joue sur la désobéissance.
Quand l'ironie devient un message
Derrière son humour, la publicité défend une certaine idée de la liberté face à l'intelligence artificielle. Vivian Wilson, qui s'est publiquement éloignée de son père et a changé de nom en 2022, devient ici le visage d'une génération qui revendique le droit de ne pas entrer dans les cases.
Cette histoire résonne également avec Casting Lear, présenté aux Abbesses à Paris à partir du 10 septembre. Dans cette pièce remplie d'émotions d'Andrea Jiménez et inspirée du Roi Lear, un père répudie sa fille. Le spectacle interroge les liens entre un père et son enfant, tandis que Vivian Wilson semble, elle aussi, avoir choisi la rupture et la désobéissance comme moyen de s'affirmer.
Avec cette campagne, le message de Desigual est clair. Face à une technologie conçue pour obéir, « la plus grande rébellion ne consiste plus à lutter contre le système, mais à refuser d'en faire partie. Quand tout vous invite à obéir, la réponse réside dans l'attitude, l'ironie et la liberté d'être soi-même ».
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