Par Camille Wong
« En trente ans de carrière, je n'avais pas vu cela », confie Xavier Astolfi, directeur général de Cristal Union, la deuxième plus grande coopérative sucrière française. Le groupe qui réalise environ 2,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires anticipe des baisses de rendement de 25 % de la betterave sucrière en France par rapport à l'année précédente. Chez Tereos, premier sucrier français avec 5,9 milliards d'euros de revenus, le recul est attendu à plus de 20 % sur un an.
Ce ne sont encore que des estimations, la campagne doit démarrer dans la prochaine quinzaine de septembre. Mais après une année exceptionnelle en matière de rendements la saison dernière, la sécheresse et les épisodes de chaleur ont dégradé la qualité des betteraves et favorisé les maladies. « Comme nous allons avoir une production en recul de sucre, nous allons favoriser les segments les plus rémunérateurs », poursuit le directeur général de Cristal Union. A savoir : le sucre, devant l'alcool traditionnel et l'éthanol.
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