L'Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption prépare le déploiement d'une plateforme e-learning appelée à structurer ses actions de formation, de sensibilisation et de diffusion des connaissances. Pensé comme un environnement numérique complet et évolutif, le dispositif devra pouvoir gérer au moins 100.000 comptes apprenants, tout en offrant à l'Instance une autonomie d'administration et d'exploitation.
L'Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) veut franchir un nouveau cap dans la digitalisation de ses outils de formation. L'instance lance un projet qui prévoit la mise en place d'un système de gestion de l'apprentissage intégré au système d'information, conçu pour accompagner ses missions de sensibilisation, de formation et de professionnalisation. La future plateforme devra s'appuyer sur un LMS reconnu, de type Moodle ou équivalent, installé sur l'infrastructure de l'INPPLC ou dans un environnement mis à sa disposition. L'objectif est de disposer d'une solution robuste, sécurisée, évolutive et interopérable.
Une capacité de 100.000 comptes apprenants
Le dimensionnement donne la mesure du projet. La plateforme devra gérer au moins 100.000 comptes apprenants, avec une capacité minimale de 1.000 utilisateurs simultanés. Elle devra aussi prévoir un environnement d'administration pour plusieurs dizaines d'utilisateurs internes, avec des profils et habilitations différenciés.
Le dispositif couvrira l'ensemble du cycle de formation numérique : cours, modules et parcours, inscriptions, suivi de la progression, évaluations, certificats, compétences et plans individuels de formation. Des tableaux de bord suivront l'activité et les résultats, complétés par des forums, une messagerie interne, des notifications et des annonces. La solution devra également prendre en charge les formations synchrones, en présentiel, à distance ou en mode hybride, avec possibilité d'intégrer une solution de visioconférence. Sont également prévus la compatibilité avec les standards SCORM, xAPI et, le cas échéant, LTI, ainsi que l'interconnexion avec d'autres systèmes via API.
Sécurité, disponibilité et évolutivité
Le volet technique occupe une place centrale. L'architecture devra être pensée pour la haute disponibilité, avec possibilité de faire fonctionner plusieurs nœuds applicatifs, de répartir la charge et d'assurer la continuité du service. Des tests de charge seront réalisés avant la mise en production afin de vérifier la capacité de la plateforme à supporter les volumes prévus. La sécurité constitue une autre exigence majeure.
Le dispositif devra intégrer le chiffrement des échanges via SSL/TLS, une gestion sécurisée des authentifications et des sessions, des droits d'accès et habilitations, des mécanismes de journalisation ainsi que des procédures de sauvegarde et de restauration. La supervision du fonctionnement devra également être assurée. L'INPPLC exige en outre une solution accessible depuis les principaux navigateurs, responsive sur ordinateur, tablette et smartphone. L'interface devra être disponible au minimum en arabe et en français.
Huit mois pour le déploiement
La mise en œuvre est organisée sur huit mois. Une première phase d'un mois sera consacrée au cadrage et au lancement de la mission. Deux mois seront ensuite dédiés à l'installation et à la configuration technique, puis deux autres au paramétrage fonctionnel et à la préparation des données et contenus de validation. La recette, la validation et la mise en production s'étaleront sur deux mois, avant un dernier mois consacré à la formation, au transfert de compétences et à l'accompagnement post-démarrage.
Par ailleurs, les administrateurs techniques devront être formés à l'installation, à la gestion des accès, aux sauvegardes, à la supervision et aux mises à jour. Les administrateurs fonctionnels seront accompagnés sur la gestion des utilisateurs, des parcours, des évaluations, des certificats, du reporting et des outils de communication. Des sessions destinées aux utilisateurs internes sont également prévues.
Trois années de garantie et de maintenance
Après la mise en production, la plateforme bénéficiera d'une période de garantie et de maintenance de 36 mois. Le niveau de disponibilité attendu est fixé à au moins 99,5% du temps annuel, hors périodes de maintenance planifiée. Le dispositif couvrira la maintenance corrective, préventive et adaptative, le support aux équipes, les sauvegardes, la restauration et le suivi des performances. Le projet prévoit enfin un mode de licence pérenne pour les composants concernés. À travers ce dispositif, l'Instance entend se doter d'une infrastructure numérique capable de soutenir à grande échelle ses activités de formation et de sensibilisation.
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