Énergie: Vitol devient un partenaire clé de la chaîne pétrolière en Ouganda

Énergie: Vitol devient un partenaire clé de la chaîne pétrolière en Ouganda
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Category: Business
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À l'approche de sa mise en production, l'Ouganda achève les infrastructures nécessaires à l'export de son brut, tout en cherchant à réduire sa dépendance aux importations et à structurer une filière locale autour du raffinage. À quelques mois de ses premiers exports de pétrole brut, l'Ouganda confie à Vitol une nouvelle fonction dans sa stratégie pétrolière. La société publique du pétrole, UNOC a annoncé le 7 septembre dernier la désignation du négociant suisse pour commercialiser la part de brut revenant à la compagnie publique. Il est prévu que Vitol mettra son expertise du négoce, du marketing et de la logistique au service de la recherche d'acheteurs internationaux et de raffineries susceptibles de traiter le brut ougandais. Baptisé « Pearl Sweet » par le président Yoweri Museveni le 2 septembre, ce brut doux de densité moyenne et à fort rendement de conversion sera produit sur les périmètres Tilenga et Kingfisher, dans l'ouest du pays. Leur capacité combinée doit atteindre jusqu'à 230 000 barils par jour. Selon Kieran Gallagher, responsable de Vitol Asia, cette variété de brut est adaptée à plusieurs raffineries asiatiques. La production sera acheminée sur 1 443 km via le pipeline est-africain jusqu'au port tanzanien de Tanga. Le pipeline et le terminal d'exportation approchent de leur achèvement, pour des premières cargaisons attendues début 2027. Le mandat de commercialisation prolonge une relation développée sur le marché intérieur. Depuis juillet 2024, Vitol Bahrain est le fournisseur exclusif de l'UNOC en essence, diesel et carburéacteur. Celui-ci a remplacé les circuits liés au Kenya, qui représentaient auparavant environ 90% de l'approvisionnement ougandais en carburants. L'Ouganda reste toutefois fortement dépendant des importations. Environ 95% de ses produits pétroliers, soit près de 2,96 milliards de litres par an, sont achetés à l'étranger et transitent principalement par le Kenya, via Mombasa et le réseau de Kenya Pipeline. L'accord a amélioré les résultats de l'activité aval de la société publique. Le ministère des Finances indique qu'il avait généré 150 millions de dollars, soit 129 millions d'euros, de bénéfice net à fin décembre 2025 et contribué à la stabilité de l'approvisionnement et des prix à la pompe. Récemment, la coopération entre les deux parties s'est étendue au financement des infrastructures. En décembre 2025, Vitol a accepté de mettre jusqu'à 2 milliards de dollars à la disposition de l'UNOC sur sept ans, à 4,92%. L'enveloppe doit notamment financer la construction de la raffinerie nationale, des capacités de stockage à Kampala et Jinja, des routes et l'extension jusqu'à Kampala du pipeline de produits pétroliers depuis l'ouest du Kenya. L'accord a également aidé l'UNOC à sécuriser 20,15 % du capital de Kenya Pipeline Company lors de sa cotation en mars. Début 2026, le gouvernement a signé avec Alpha MBM un accord pour construire une unité de raffinage de 60 000 barils par jour, évaluée à 4 milliards de dollars. L'investisseur émirati doit en détenir 60%, contre 40% pour l'UNOC. À Tanga, la coopération prend une dimension régionale. En août, Vitol Bahrain, l'UNOC et la société publique tanzanienne du pétrole ont signé un protocole d'accord non contraignant pour développer un hub énergétique associant raffinage, stockage et négoce. Il doit desservir l'Ouganda, le Rwanda et l'est de la République démocratique du Congo , ainsi que les marchés asiatiques et moyen-orientaux. La Tanzanie estime que les investissements dans de nouvelles infrastructures, notamment de stockage, pourraient dépasser 20 milliards de dollars, mais le contenu et le coût définitifs du projet restent à préciser. Il faut savoir que cette concentration des fonctions entre les mains d'un même partenaire suscite des interrogations en Ouganda sur le risque de dépendance. En effet, Vitol intervient désormais dans l'approvisionnement en carburants et le financement des infrastructures, tout en prenant en charge la commercialisation de la future production nationale. Le riz est la seconde céréale la plus consommée après le maïs, en Afrique subsaharienne. Dans plusieurs pays de la région où la demande progresse sous l'effet de la croissance démographique, le défi est de réduire la dépendance aux importations tout en préservant l'accès des ménages à cette denrée de base. L'essor du cloud, de l'intelligence artificielle et des usages numériques accroît mécaniquement les besoins de connectivité, de stockage et de capacités de traitement en Afrique. 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