Ce mardi, l'OCDE a livré son verdict : les élèves francophones belges chutent moins vite qu'avant. Fantastique. Mais célébrer une chute simplement plus lente revient à se féliciter de sombrer avec élégance. Il n'y a rien à fêter : la pente reste résolument descendante et le niveau global demeure profondément inquiétant. Nos ados reculent encore en maths et en lecture, alors que les sciences respirent un peu.
Evolution de la performance des élèves belges en lecture, mathématiques et sciences au fil des ans. ©IPM Graphics
La ministre Glatigny a eu l'honnêteté de ne pas se cacher derrière l'illusion d'un verre à moitié plein : être "moins mauvais" que les autres sur cette vague n'a rien d'une victoire. Elle a raison. Si la Fédération Wallonie-Bruxelles se rapproche de la moyenne OCDE, c'est surtout… parce que cette moyenne s'effondre. La France atteint son niveau le plus bas, avec des scores particulièrement alarmants. La Flandre, tant vantée, recule à son tour, plus fort qu'en communauté française, et le niveau plonge dans la plupart des 91 pays testés. Seule véritable embellie : notre enseignement, particulièrement inégalitaire, c'est l'une de ses plus vieilles tares, l'est un peu moins.
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