L'émission Quotidien sur TMC vient d'annoncer que Mosimann serait le prochain directeur de la Star Ac succédant à Michael Goldman.
Il y a des artistes que le public continue longtemps d'associer à la première image qu'ils ont donnée d'eux. Et puis il y a Mosimann. En 2008, il remportait la septième saison de la Star Academy. Près de vingt ans plus tard, son nom est davantage associé aux platines, à la production électronique et aux performances live qu'au château de Dammarie-les-Lys. Entre les deux, il y a eu une carrière construite à force de changements de direction, de prises de risques et surtout d'une volonté : ne jamais rester enfermé dans une seule case.
Les débuts de Quentin
Né en 1988 à Genève, Quentin Mosimann grandit en France et découvre très tôt la musique. Batterie, piano, chant : il touche à plusieurs instruments et développe rapidement un goût pour des univers très différents. Le jazz occupe une place importante dans sa formation, tout comme les musiques électroniques. Adolescent, il commence déjà à se produire et découvre l'univers des DJ sets. Avant même que son visage ne devienne familier aux téléspectateurs, la scène fait donc partie de son quotidien.
Quentin à la Star Ac
En 2007, il entre au château de la Star Academy. Dès son premier prime, son interprétation de « Kiss » de Prince donne un aperçu d'un candidat qui ne souhaite pas simplement reproduire les codes de la variété. Son parcours dans l'émission le conduit jusqu'à la finale, qu'il remporte en février 2008. Du jour au lendemain, le jeune artiste devient l'un des visages les plus identifiés de la télévision française. Mais Mosimann ne va pas se contenter de cette nouvelle notoriété.
De Quentin à Mosimann
Son premier album, Duel, sorti en 2008, porte déjà cette volonté de montrer plusieurs facettes. Le projet confronte notamment son amour du jazz à son attirance pour l'électro. Loin de choisir immédiatement entre les deux, il décide de les faire cohabiter. Une démarche qui annonce finalement la suite de sa carrière.Car progressivement, les platines prennent le dessus.
Mosimann se transforme alors en véritable DJ-producteur. Il se produit en France et à l'étranger, travaille ses propres productions et développe un univers électronique beaucoup plus affirmé. Sa présence à plusieurs reprises dans le classement DJ Mag des meilleurs DJ au monde contribue à installer sa crédibilité dans un milieu où son passé télévisuel aurait pourtant pu devenir un handicap. Selon Sony Music, il a été classé six fois parmi les meilleurs DJ au monde.
Le changement est également visible dans son identité artistique. Le prénom Quentin disparaît progressivement derrière le nom Mosimann. Ce n'est plus le candidat de télé-crochet que l'on met en avant, mais un artiste qui entend être reconnu pour son travail musical.
Et cette évolution ne s'arrête pas au DJing. Mosimann devient également producteur et collaborateur. Il participe à différents projets d'artistes et investit de plus en plus le rôle de musicien capable de travailler aussi bien devant que derrière la scène. Son approche reste très physique de la musique : il chante, joue de la batterie, utilise les claviers et construit ses performances comme de véritables spectacles. Sony Music le présente aujourd'hui comme un artiste à la croisée du DJ, du producteur, du chanteur et du showman.
Vers un retour à la Star Ac
En 2022, un drôle de retour aux sources intervient lorsque Mosimann retrouve la Star Academy. Mais cette fois, il n'est plus l'élève. Il revient avec une expérience considérable derrière lui et participe notamment à l'aventure musicale de la nouvelle promotion. Il interprète également son titre « Dancing on My Own » sur le plateau.La boucle est alors presque parfaite : celui qui avait découvert la célébrité grâce à la télévision revient dans l'émission avec une carrière désormais largement construite en dehors d'elle.Puis arrive une nouvelle étape avec les réseaux sociaux.
En 2025, Mosimann lance Dream Track, un concept dans lequel il imagine et construit le morceau rêvé de ses invités. Le format rencontre un succès spectaculaire et permet à l'artiste de toucher une génération qui ne l'a pas nécessairement connu à la Star Academy. Sony Music annonce plus de 300 millions de vues et plus de trois millions de followers à travers le monde.
En 2026, Mosimann continue ainsi de naviguer entre plusieurs mondes : la scène électronique, la création musicale, les médias et les réseaux sociaux. Il poursuit notamment sa présence à la radio et prépare un nouvel album. Il vient également de dévoiler « Soon », enregistré avec Gaëtan Roussel, dans le prolongement de l'univers Dream Tracks.Ce qui frappe finalement dans son parcours, ce n'est pas seulement la longévité. C'est la capacité à changer de statut sans renier ses débuts. Le gagnant de la Star Academy est devenu DJ, puis producteur, musicien, performer et désormais créateur de formats musicaux sur les réseaux.
Mosimann n'a donc pas vraiment quitté la télévision : il a simplement cessé d'en dépendre.Et c'est probablement là que se trouve la plus belle réussite de son parcours. Près de vingt ans après avoir gagné la Star Academy, il n'est plus défini par l'émission qui l'a révélé. Il a réussi à faire de son nom une identité artistique à part entière.
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