Les listes électorales sont arrêtées depuis le 10 juillet, avec 15,8 millions d'inscrits pour les législatives du 23 septembre au Maroc, comptant une faible représentation des 18-24 ans qui souligne l'enjeu de la participation de la jeunesse.
Les hommes représentent 54 % du corps électoral marocain, contre 46 % pour les femmes. La répartition géographique fait apparaître 55 % d'électeurs en milieu urbain et 45 % dans les zones rurales, où l'accès aux bureaux et l'information des citoyens peuvent influer sur la mobilisation.
La structure par âge révèle un électorat relativement âgé. Les personnes de 60 ans et plus forment 29 % des inscrits, tandis que les tranches de 35 à 44 ans et de 45 à 54 ans en représentent chacune 21 %. Les 25-34 ans atteignent 15 %, les 55-59 ans 10 %, et les 18-24 ans seulement 4 %.
Cette dernière proportion ne mesure pas directement l'abstention des jeunes, puisqu'elle dépend aussi de leur poids démographique et de l'accomplissement préalable des formalités d'inscription. Elle indique néanmoins que leur influence potentielle dans les urnes demeure nettement inférieure à celle des générations plus âgées.
Les autorités locales ont commencé le 24 août à remettre les avis indiquant le bureau de vote. La distribution doit se poursuivre jusqu'au 22 septembre à 18 heures. La présentation de cet avis n'est pas obligatoire : les électeurs pourront voter sur présentation de leur carte nationale d'identité.
Le nombre d'inscrits sera désormais à rapprocher de la participation effective, de la répartition territoriale des votants et du poids des nouveaux électeurs. Une forte campagne numérique ne se traduira pas automatiquement dans les urnes si les jeunes ne sont pas inscrits ou ne se déplacent pas le 23 septembre.
MK/AK/Sf/APA
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