Elles ont pour prénoms Marine, Ségolène, Sarah. Elles n'arrivent pas par hasard avec leurs gros sabots sur ce terrain boueux, semé d'embûches et de crocs-en-jambe qu'est une campagne présidentielle. Elles sont connues du public et, pour deux d'entre elles, ont déjà été candidates. Énarques, ancienne ministre ou magistrate à la Cour des comptes, avocate ou présidente d'un parti politique, elles ont gagné leur place dans ce concours - un peu spécial - qui n'a rien à voir avec celui du Mérite Agricole ! Leurs idées ne sont ni révolutionnaires, ni tout à fait novatrices mais elles argumentent leur projet avec justesse et conviction suivant le couloir qui est le leur. Elles sont différentes mais percutantes. Les écouter ne manque pas d'intérêt. Face à la gent masculine, elle archi connue, pleine d'idées depuis des décennies - on en voit le résultat… - ces voix féminines de mezzo-soprano, à condition de ne pas jouer les divas, méritent qu'on les prenne au sérieux. Et, quoi qu'il advienne, cette part de féminité dans ce combat viril devrait ne pas déplaire au peuple français.
(0)Comments