Pugnace et dévouée à son métier de chirurgienne du visage, Gabrielle est cheffe de service à l'hôpital public où elle doit résoudre problèmes humains, médicaux et logistiques dans un mouvement ininterrompu. Quintessence d'un certain cinéma français ? En apparence seulement. Certes, le deuxième film de l'autrice des « Amours d'Anaïs » (2021) s'inscrit dans une veine balisée de notre septième art hexagonal. Mais si le sujet peut sembler convenu, l'écriture et la mise en scène ne le sont jamais, modifiant par quelques idées toutes simples (le déménagement bordélique d'un étage entier de l'hôpital) le prisme du regard porté par Charline Bourgeois-Tacquet. Regard qu'elle délègue à un personnage d'écrivaine homo (Mélanie Thierry) qui suit Gabrielle dans le but d'écrire un livre. Au-delà de la complicité s'incarnant à l'écran entre une cinéaste et son modèle, la sublime Léa Drucker (oui pas moins) insuffle à cette femme bouleversante son énergie et son sens inné de la rupture.
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