Mort de Federico Aramburu : sa famille réclame justice au procès de ses deux meurtriers présumés

Mort de Federico Aramburu : sa famille réclame justice au procès de ses deux meurtriers présumés
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Category: Politics
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Le procès de Loïk Le Priol et Romain Bouvier s'ouvre autour de la mort de Federico Aramburu, tué par balles à Paris en mars 2022. Quatre ans après les faits, la famille de l'ancien rugbyman réclame justice. Les deux accusés reconnaissent les tirs, mais contestent toute préméditation. Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. La famille et les proches de Frederico Aramburu sont venus réclamer justice. Ensemble, soudés, son père est venu spécialement d'Argentine, accompagné de la veuve de la victime. Très émue, la jeune femme n'a pas souhaité s'exprimer. Me Yann Le Bras, avocat de la famille de la victime, partage : "C'est une veuve qui élève trois enfants mineurs. Ce qui s'est passé ce soir-là et qui va être jugé par la cour d'assises, la ramène à la terrible tragédie qu'elle vit." Le 19 mars 2022, il est 5 heures du matin. L'ancien international de rugby, Federico Aramburu, et un de ses amis s'installent à la terrasse d'un café. À la table voisine, Loïk Le Priol, 27 ans, ancien militaire, et Romain Bouvier, 31 ans, tous deux militants d'ultra-droite, fichés S et déjà connus de la justice. Une dispute dégénère en bagarre. Puis, Frederico Aramburu et son ami quittent les lieux. C'est à ce moment-là que Loïk Le Priol et Romain Bouvier les rattrapent à bord d'une Jeep. Ils tirent à plusieurs reprises. L'ancien rugbyman s'effondre dans les bras de son ami, Shaun Hegarty. Il est aujourd'hui partie civile dans ce procès. Ce 7 septembre encore, il évoquait une violence extrême et une volonté de tuer : "Ces personnes-là nous ont chassés, ils ont décidé d'avoir des armes sur eux, ils ont décidé de les sortir, ils ont décidé de les utiliser." Après les faits, les deux tireurs présumés prennent la fuite. Ils sont interpellés trois jours plus tard, l'un dans la Sarthe, l'autre à la frontière ukrainienne. Ils reconnaissent aussitôt les tirs, mais contestent la préméditation. "Ces tirs qui ont été effectués dans un cadre qu'on considère, non pas de légitime défense, mais de peur extrême, et qui évidemment n'ont jamais eu pour intention de tuer" , explique Me Hugues Vigier, avocat de la défense. À l'audience, Loïk Le Priol a répété avoir tiré pour se défendre et a présenté ses excuses à la famille Aramburu. Dans cette affaire, il encourt la perpétuité.

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