Au moins sept écoles des axes Muhondo, Showa, Kazinga et Mihano, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), ont été délocalisées vers Masisi-Centre en raison de l'insécurité qui persiste dans leurs zones d'origine. Elles rencontrent cependant beaucoup de difficultés à fonctionner.
Parmi les écoles délocalisées figure l'Institut Shukrani, autrefois basé dans le village de Muhondo, à 25 kilomètres de Masisi-Centre, dans le groupement Biiri.
Actuellement, cet établissement fonctionne dans les locaux de la cantine de la paroisse catholique Mater Dei, au chef-lieu du territoire.
Des conditions d'apprentissage très difficiles
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Sur place, enseignants, élèves et parents tentent de s'adapter malgré le manque criant de moyens et de fournitures scolaires. Le préfet de l'Institut Shukrani, Sadiki Ngamije Claude, explique que la délocalisation de l'école a été motivée par la dégradation de la situation sécuritaire à Muhondo :
« C'est à cause de la situation sécuritaire qui ne nous avait pas permis d'oeuvrer à Muhondo. Voilà pourquoi nous avons jugé bon d'encadrer les enfants déplacés ici à Masisi-Centre, là où il y a une accalmie. Compte tenu de ces déplacements qui s'observent, les enfants étudient vraiment dans des conditions difficiles et, à part cela, nous fonctionnons aussi difficilement. Nous trouvons des craies difficilement pendant cette semaine de la rentrée. Nous nous endettons auprès des personnes de bonne volonté. Les enfants manquent de cahiers, et les enseignants aussi ont obtenu des cahiers difficilement. »
Fournitures scolaires volées et livres pillés
Selon le préfet, l'insécurité grandissante à Muhondo a également entraîné la perte d'une grande partie du matériel scolaire. Plusieurs fournitures ont été volées et certains livres pillés.
Jusqu'à présent, l'établissement ne fonctionne pas normalement en raison des nombreuses difficultés liées au manque de fournitures scolaires.
Un appel à l'aide pour les élèves déplacés
Malgré le courage des élèves et de leurs enseignants, cette rentrée scolaire reste marquée par le manque de matériel didactique et la précarité des familles déplacées.
Face à cette situation, les acteurs de l'éducation de Masisi lancent un appel urgent afin que ces enfants puissent bénéficier de conditions d'apprentissage dignes et acceptables.
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