Yaya Touré, l'entraîneur du Slovan Bratislava, qui affronte le PSG ce mercredi soir (21 heures), craint la réaction des Parisiens après leur début de saison médiocre en L 1. Et demandent à ses joueurs de jouer « sans peur ».
Dans quel état d'esprit abordez-vous ce match face au PSG ? C'est un bon match à jouer, je suis vraiment enthousiaste, c'est l'une des meilleures équipes du monde. J'ai beaucoup de respect pour cette équipe.
Avez-vous le sentiment - du fait de votre statut de premier entraîneur africain à vous qualifier en Ligue des champions - de représenter un symbole ? Je pense que oui, ça fait un peu bizarre, après la qualification, quand j'ai entendu cela, ça m'a intrigué. Mais ça m'a fait plaisir. C'est une nouvelle ère. Les choses bougent. Les dirigeants ont du courage de prendre de jeunes entraîneurs, je tiens à remercier mes dirigeants. Qui ont eu cette vision-là, c'est très très difficile pour nous autres. On doit travailler deux ou trois fois plus. Les choses bougent. C'est l'ère du renouveau.
Luis Enrique a présenté votre équipe comme une équipe qui aime la possession. Est-ce que ce type de louange représente une forme de pression ? Non pourquoi la pression, c'est un plaisir, je suis content d'être là, ça se voit non ? (Rires.) C'est l'un des meilleurs entraîneurs du monde, jouer contre son équipe, c'est un plaisir. Le PSG c'est un peu difficile en ce moment (deux nuls, une défaite en Championnat). Ils vont essayer de répondre ; on va essayer de faire bonne figure, on a beaucoup de respect.
« Paris reste Paris, ils ont été exceptionnels, on va jouer sans peur, avec beaucoup d'envie. On a tendance à penser que les joueurs sont subjugués »
Est-ce le meilleur moment pour affronter le PSG, qui n'a pas gagné ses premiers matches de L1 ? C'est le bon moment pour les affronter mais... Par expérience, leurs débuts de saison ont toujours été difficiles mais sur la durée... Gagner deux fois la compétition, c'est exceptionnel. Paris reste Paris, ils ont été exceptionnels, on va jouer sans peur, avec beaucoup d'envie. On a tendance à penser que les joueurs sont subjugués. Mais les joueurs ont envie de jouer contre Paris. Je suis impatient de voir comment ils vont performer. Ce n'est pas la grande forme pour eux... Les Parisiens vont devoir prouver.
Comment ne pas aborder ce match avec peur ? Quand j'ai commencé le foot, j'ai toujours voulu ne pas être celui qui a trop de respect, il faut avoir du caractère pour pouvoir performer. On respecte Paris, avec le meilleur coach, les meilleurs joueurs du monde, ce sera un beau challenge. Mais les joueurs n'ont pas de crainte. J'ai besoin qu'ils se lâchent. C'est Paris, OK, mais c'est un match. Il faut que les joueurs courent, débordent. Il faut leur donner du fil à retordre. Il faut qu'on soit courageux, déterminés passionnés. On va faire des erreurs, on va souffrir, c'est sûr, j'ai besoin de voir comment mon équipe va performer.
Quel sera votre message à vos joueurs avant le match ? Que ce match ne se produit pas tous les jours. On joue contre une de plus belles équipes d'Europe, avec Dembélé, Doué et les autres mais je ne veux pas qu'ils soient craintifs. On te passe une fois, deux fois, trois fois. OK mais tu dois t'accrocher. Et après le match, je leur demanderais : qu'as-tu appris ? Qu'est-ce que t'as bien fait ?
Safonov a-t-il un problème avec son premier poteau ?
Luis Enrique à Paris, une longévité inédite
Montagliani, l'homme capable de déloger Infantino ?
(0)Comments