Le jour de la rentrée, les personnels du collège la Durantière, à Nantes, ont prévenu qu'ils feraient grève à compter du 8 septembre si le ministre de l'Éducation nationale ne répondait pas à leur demande : le classement de l'établissement en éducation prioritaire renforcée. Ils commencent une grève ce mardi.
Le jour de la rentrée, ils ont lancé un ultimatum au ministre de l'Éducation. Sans réponse à leur demande de classement du collège de la Durantière, à l'ouest de Nantes, en éducation prioritaire renforcée (Rep +), ils feraient grève à partir du 8 septembre. Ce lundi soir 7 septembre, sans réponse, ils mettent leur menace à exécution : À la suite de la violente agression sexuelle subie par une enseignante du collège le 22 juin dernier, par un élève, les personnels, réunis le 31 août, avaient décidé de laisser au ministère de l'Éducation nationale un délai d'une semaine pour répondre à leur courrier du 3 juillet, rappellent les personnels. Dans ce courrier, on demandait le classement immédiat du collège en REP + ainsi qu'une rencontre entre la collègue agressée et les services du ministère.
Cela fait plus de six ans que les personnels du collège réclament ce classement en Rep +. Demande soutenue par la précédente rectrice, l'an dernier, et par les élus de la circonscription. Sans succès. Cette agression, c'était peut-être l'occasion pour le ministère de réagir. On a sollicité sept ou huit ministres successifs, été reçu deux fois, énumère Sylvain Marange, enseignant dans le collège et co secrétaire du syndicat Snes-FSU.
Mais rien. La carte de l'éducation prioritaire a vocation à être révisée tous les quatre ans. Le classement d'un établissement peut aussi être acté par la signature d'un arrêté, précise Sylvain Marange.
Ce mardi 8 septembre, les personnels de la Durantière donnent rendez-vous à ceux qui souhaitent les soutenir à partir de 14 h, salle de l'Égalité, à Nantes, pour échanger sur les modalités de soutien à leur mobilisation.
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