Londres, Malcolm McLaren et la révolution Sex Pistols - Ep. 4

Londres, Malcolm McLaren et la révolution Sex Pistols - Ep. 4
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Category: Entertainment
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" Je sortais d'un magasin de musique à Glasgow quand un type m'a abordé. Je ne le savais pas encore, mais c'était Bernie Rhodes, le futur manager des Clash. Il m'a dit : « Tu peux aller voir un de mes potes au coin de la rue, c'est à propos de musique. » J'ai vu Malcolm McLaren ; je ne savais pas encore qui c'était. Au bout de vingt minutes, il m'a dit : « Je monte un groupe, ça te dirait d'en faire partie ? » J'ai dit : « Non, tu ne sais même pas si je suis chanteur ou musicien. ». Le groupe qu'il était en train de monter, c'était les Sex Pistols ." Midge Ure, du groupe Ultravox "A l'époque je travaillais dans la boutique de Malcolm McLaren. C'était une vraie plaque tournante. Steve Jones et Paul Cook avaient déjà un groupe mais le bassiste était parti. Un jour, au magasin, je leur ai dit : « J'ai une basse, je peux jouer pour vous si vous voulez. » On a joué pendant six mois et on a rencontré Johnny Rotten à la boutique. Il était ingérable mais il avait la tchatche. On jouait mal mais on avait notre son, on ne savait pas trop où on allait. " Glen Matlock, premier bassiste des Sex Pistols " Malcolm McLaren était avant tout un marchand de fringues, un commerçant branché et un fan de rock. Après avoir essayé de manager les New York Dolls à leur fin, il a pensé à faire le groupe rock le plus provoc de Londres. Il a trouvé la solution la plus radicale en formant les Sex Pistols. Ce projet, monté de toute pièce, a malgré tout été le meilleur groupe du moment, plus fort que tout. Il n'aurait pas pu aller au-delà, et il n'y a eu qu'un album, contrairement à The Clash. Le fait que ce soit un boys band absolu ne change pas la qualité du projet, même s'il est regrettable qu'une fois le disque enregistré, ils aient viré le compositeur de toutes les musiques, le bassiste Glen Matlock ." Jacno, moitié des Stinky Toys Glen Matlock, Johnny Rotten, Paul Cook et Steve Jones des Sex Pistols en 1976 ©Getty - Chris Morphet/Redferns " Quand j'ai entendu John Lydon (Johnny Rotten) parler de la famille royale , c'était incroyable. Il s'exprimait tellement bien, c'était exactement ce que je ressentais. Il exprimait parfaitement la colère envers l'institution britannique. Il avait les mots justes, il était cultivé et très drôle. Je me disais : « Voici ce que j'attendais depuis toujours », et il venait d'un milieu ouvrier, donc je m'identifiais à lui ." Bobby Gillespie, chanteur de Primal Scream " A l'époque, on pouvait dire des gros mots à la télévision, c'était formidable. Je me souviens de cette émission, Today, le 1er décembre 1976, avec le présentateur Bill Grundy, qui recevait les Sex Pistols et Siouxsie Sioux. Ça avait fait un scandale : tous les journaux en parlaient. Du jour au lendemain, ils étaient sur toutes les lèvres ." Mike Barson de Madness " Après ce passage à la télé, toute l'Angleterre a pris conscience de l'existence du mouvement punk. Du jour au lendemain, les jeunes ont voulu monter des groupes, adopter leur style vestimentaire. Ils se sont rendus compte que d'autres jeunes parlaient de leur époque. D'un seul coup, la scène punk a explosé et on en faisait déjà partie ." Billy Idol " Après l'émission, John est devenu encore plus arrogant, ça devenait difficile à vivre. J'avais 20 ans et il me menait la vie dure mais ce qui fait ma fierté c'est que j'ai participé à l'écriture de tous leurs tubes. " Glen Matlock Un podcast en six épisodes, produit par Matthieu Culleron à partir de ses archives personnelles et réalisé par Thomas Dutter. En partenariat avec le magazine Les Inrockuptibles et son hors série "50 ans du punk".Prise de son : Lilas Bouche, Paul-Henri Dimitriu, Pierre Ramey, Morgan Creze et Dimitri PazTraduction : Blandine FourchetMixage : Bruno Morlan Voix françaises : Susana Poveda, Hervé Riesen, Mathieu Durand, Romain Lemire et Thomas Dutter

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