La déflagration anglaise - Ep. 3

La déflagration anglaise - Ep. 3
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Category: Entertainment
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" Le switch se fait à partir de 1973 et du choc pétrolier. On a tout d'un coup 300 000 chômeurs. Il n'y a vraiment plus d'espoir pour la plupart des jeunes. Le "No Future" ou "Nothing to Lose" commence en 1973 ", témoigne Lucas Fox, premier batteur de Motörhead, tandis que Glen Matlock, le bassiste originel des Sex Pistols, témoigne : " Pour bien comprendre le phénomène Sex Pistols, il faut le remettre dans le contexte de l'Angleterre du milieu des années 70. Entre les grèves, les coupures de courant, les attaques à la bombe de l'IRA, on avait un gouvernement incompétent, et pas seulement à cause de Margaret Thatcher : c'était plus ancien. Le climat était morose, mais justement, c'est quand les choses vont mal qu'on fait du grand art ." " Le mouvement anglais, au départ, c'était que l'attitude était de dire : OK, on prend une guitare et on monte sur scène. Mais quand les gamins ont découvert des groupes comme les Heartbreakers et surtout leur guitariste Johnny Thunders, ils ont vu la différence. Ça a influencé tous les groupes punk anglais " Marc Zermati. " J'ai vu les New York Dolls en 1973 avec Johnny Thunders, il jouait sur la terrasse d'un restaurant. Quand il s'est mis à jouer j'ai pris une claque, il avait un style vraiment unique " témoigne Dave Vanian, chanteur du groupe The Damned. New York Dolls à Londres en 1973 ©Getty - Michael Putland " On commence à avoir à Notting Hill des artistes américains comme Chrissie Hynde, Patti Palladin ou les New York Dolls. A cette époque, en plus de l'amphétamine il y a aussi l'héroïne qui débarque et on commence à avoir pas mal de dégâts, d'overdoses et de morts ". Lucas Fox, premier batteur de Motörhead. " Ce sont les Américains qui ont apporté l'héroïne, on ne connaissait pas ça avant. Television, Talking Heads, Blondie, Ramones… tous ces groupes US, c'était la classe, extraordinaire, sauf que dans leurs bagages, il y avait de l'héroïne .", témoigne Henri Padovani, premier guitariste de The Police. " Quand j'étais à Londres avec mon groupe Generation X, on faisait partie de la scène punk rock. Le mouvement avait démarré vers 1974 au CBGB à New York. On voulait absolument avoir une scène équivalente à Londres avec les Sex Pistols, The Clash, The Damned et les Buzzcocks à Manchester, puis notre groupe Generation X et Siouxsie and the Banshees. À l'époque, les groupes de punk étaient boycottés à cause de la violence : on a créé le club The Roxy. Le premier soir, on a eu 1000 personnes .", Billy Idol. " Quand on crachait sur un musicien sur scène, c'était un grand compliment. C'était vraiment horrible, et les scènes étaient dangereuses parce que ça glissait comme une patinoire de glaire. C'était vraiment trash ." déclare Lucas Fox, tandis que Billy Idol ajoute " Dans le nord de l'Angleterre, ils cassaient carrément le matos. Dans des petits clubs comme le 100 Club à Oxford Street ou le Roxy, le punk a pu se développer. On ne pouvait pas faire ça n'importe où dans le pays, qui était très divisé sur le sujet. ", ajoute Billy Idol. Un podcast en six épisodes, produit par Matthieu Culleron à partir de ses archives personnelles et réalisé par Thomas Dutter. En partenariat avec le magazine Les Inrockuptibles et son hors série "50 ans du punk".Prise de son : Lilas Bouche, Paul-Henri Dimitriu, Pierre Ramey, Morgan Creze et Dimitri PazTraduction : Blandine FourchetMixage : Bruno Morlan Voix françaises : Susana Poveda, Hervé Riesen, Mathieu Durand, Dimitri Lebrun et Thomas Dutter

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