Leaders présentes et alternance à peaufiner : les Bleus bien lancées

Leaders présentes et alternance à peaufiner : les Bleus bien lancées
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Category: Sports
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Avec trois succès en autant de matches, l'équipe de France s'est aisément qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde à Berlin. Voici ce qu'il faut retenir de ce premier tour. Les baskets sont restées dans les sacs à l'hôtel. Pas d'entraînement pour les Bleues ce mardi. Au coeur de cet intense tournoi ramassé en dix jours, les vice-championnes olympiques apprécient deux jours pour souffler avant les quarts de finale jeudi (contre la Chine ou Porto Rico). Pour ménager les organismes avant une phase finale avec - au mieux - trois matches couperets en quatre jours, l'équipe de France, le programme du jour était allégé : musculation le matin, quartier libre l'après-midi avant une séance vidéo le soir. Sur ce premier tour, les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont signé un sans-faute avec trois succès (contre la Hongrie 53-99, la Corée du Sud 95-69 et le Nigéria 111-56). La France, en quête d'une première médaille en Coupe du monde depuis le bronze de 1953, est la seule équipe de ce premier tour à avoir autant surclassé la concurrence, certes plus faible sur le papier (102 points marqués en moyenne par match, 42,3 points d'écart). Une adresse unique dans l'ère Toupane C'est sûrement l'aspect du jeu où la France a engrangé le plus de confiance : l'adresse. Les Bleues ont même claqué le nouveau record de paniers à 3 points marqués sur un match de Coupe du monde (contre le Nigéria) avec 22 tirs. Sur l'ensemble des trois rencontres, elles combinent des chiffres impressionnants au shoot (hors lancer-franc) : 48 % à 3 points, 67 % à 2 points soit 57 % d'adresse. Une Coupe du monde estampillée WNBA Du jamais vu sous l'ère Toupane, arrivé fin 2021. « On est nombreuses à aimer shooter, on a aussi cette chance de se faire confiance : si je le prends, je sais qu'il y aura un rebond derrière », soulignait Migna Touré lundi. Les Bleues affichent jusqu'ici une adresse bien supérieure à celle de l'Euro 2025 (44 %), des JO de Paris 2024 (40 %), de l'Euro 2023 (46 %) et de la Coupe du monde 2022 (42 %). À relativiser bien sûr, face à la défense proposée sur ce premier tour. Des leaders présentes d'entrée Si Toupane a profité de ces matches pliés assez tôt pour faire tourner son effectif et tester diverses combinaisons tactiques, les leaders ont assumé leur statut. Gabby Williams en tête. La nouvelle capitaine des Bleues, au milieu d'une solide saison en WNBA avec Golden State, a vite pris les commandes de l'attaque (18,7 points en moyenne, meilleure marqueuse - comme aux JO 2024 et à la Coupe du monde 2022). Efficace (25 pts, 6 rebonds, 4 passes en 18 minutes contre le Nigéria, son record de points en bleu), l'ailière qui fêtera mercredi ses 30 ans donne le tempo d'un groupe aux nombreux talents offensifs. En sortie de banc, Marine Johannes (17 points de moyenne, à 52 % à 3 points) a parfaitement joué son rôle de détonateur. « Quand Marine Johannes sort du banc, tu es bien, souriait samedi Williams. Mais c'est aussi notre force : le banc. » Podcast : pourquoi les Bleues peuvent rêver d'une médaille La pivot de 20 ans Dominique Malonga (13,3 points et 6,7 rebonds de moyenne - dont un double double contre la Hongrie avec 17 pts/10 rebonds) et la polyvalente expérimentée Valériane Ayayi (6,3 points, 3,3 passes et 4 rebonds pour 12,3 d'évaluation) se sont aussi montrées précieuses. Janelle Salaün (10,3 points en moyenne) et meilleure marqueuse bleue lors de l'Euro 2025 en l'absence de nombreuses cadres, devrait monter en puissance. Une alternance à peaufiner Le sélectionneur l'a vite glissé après la victoire contre le Nigéria : les Bleues vont avoir besoin d'alternance dans les solutions offensives, « entre shoots extérieurs et intérieurs ». « À mes yeux, on prend beaucoup de tirs à 3 points, pointait lundi Toupane. Aujourd'hui, on a eu un gros pourcentage, donc ça passe, mais il faut apprendre à avoir de l'alternance car le jour où les shoots ne rentreront pas, il faudra bouger la balle d'un côté à l'autre, l'amener à l'intérieur, la ressortir. » Les points marqués près du cercle ont été plus difficiles à aller chercher face au Nigéria et son jeu plus physique, même si Leïla Lacan, Pauline Astier et Carla Leite ont montré de belles choses dans la création. Face aux armadas chinoises, belges ou américaines à l'avenir, le secteur intérieur, dont Malonga, sera plus attendu. Toute l'actu de la Coupe du monde L'Équipe - Dorine Besson

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