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DÉCRYPTAGE - En France, l'école est au centre des débats politiques, mais manque de cap éducatif. Dans cette politique qui tourne à vide, le collège reste perpétuellement un angle mort.
On le sait, l'école est une « passion française ». Et si le temps de la raison était venu ? Les résultats de la France au classement Pisa 2026, au plus bas depuis 20 ans, appellent au sursaut. Pourtant, les ministres de l'Éducation successifs n'ont pas lésiné sur des réformes au cours de la dizaine d'années écoulée, de Najat Vallaud-Belkacem et son insipide réforme du collège à Gabriel Attal et son choc des savoirs, en passant par Jean-Michel Blanquer et la réforme du bac. Mais, comme le résume Éric Charbonnier, analyste à l'OCDE, « il y a des réformes qui s'additionnent, d'autres qui s'annulent ».
Les élèves de 15 ans évalués dans ce dernier Pisa sont entrés en CP en 2016. À l'époque, le quinquennat Hollande touche à sa fin. Après avoir fait l'objet d'une belle « refondation » au début du mandat socialiste, l'école est rapidement passée au second plan. La fameuse réforme des rythmes scolaires a frénétiquement occupé le terrain politique sans convaincre. Elle est finalement…
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