Fraîchement élue Miss Midi-Pyrénées, Carla Rachail revient sur son parcours atypique et authentique, mais aussi sur ses futures ambitions, à quelques mois de l'élection Miss France où elle représentera sa région aux côtés de 30 autres candidates.
Direction Miss France. Au lendemain de son élection au titre de Miss Midi-Pyrénées, Carla Rachail, élue Miss Toulouse en mars dernier, revient sur cette soirée qu'elle n'arrive pas encore tout à fait à réaliser.
Il faut dire que l'ancienne joueuse au Stade Toulousain en passe de devenir gendarme, n'a rien laissé au hasard pour accéder à la couronne. Aidée par son ses proches et son comité, elle a notamment beaucoup travaillé la culture générale (elle a obtenu 14,3 au test) et le catwalk ; elle a également choisi de prendre des cours afin de gagner en assurance sur scène et d'arriver plus sereine le soir de l'élection. "J'ai mis toutes les chances de mon côté et quelques atouts que j'avais grâce à mon comité", explique-t-elle à L'opinion Indépendante, quelques heures après son sacre.
Mais au-delà de cette préparation technique, c'est surtout son expérience dans le rugby professionnel qui lui a permis d'aborder la compétition différemment. "La préparation mentale que j'ai pu faire avec le rugby auparavant m'a énormément aidée à prendre la chose avec distance pour éviter le stress et la pression négative", confie celle qui a plusieurs cordes à son arc.
Ce samedi 5 septembre 2026, au Château de la Garrigue (Villemur-sur-Tarn), face aux 11 autres concurrentes régionales, la jeune femme de 23 ans a donc réussi à profiter pleinement de l'instant. "J'étais bien. Et ça m'a permis de vivre le moment avec tellement de passion. Et sereine."
"C'est une folie"
L'émotion est montée progressivement au fil de la soirée, et encore plus lorsque son nom est apparu dans le Top 5. Et pour cause, pour arriver à cette étape de la compétition, c'est le public qui décide, "ce qui veut dire que j'avais obtenu assez de voix de la part du public", raconte-t-elle, très attachée au soutien de sa famille.
Puis les noms des dauphines ont commencé à être annoncés et petit à petit, Carla Rachail comprend qu'il ne reste plus que deux candidates : Eva Chevalier (alias Miss Haute-Garonne 2026) et elle.
À ce moment-là, j'avoue qu'on se regardait toutes les deux et on s'est dit : 'Mais mon Dieu, c'est une folie.' Il y en a une de nous deux qui va vivre quelque chose d'incroyable."
Vient enfin la révélation tant attendue : elle est élue Miss Midi-Pyrénées. "J'étais un peu abasourdie. Je n'arrive même pas encore à réaliser vraiment ce qui m'arrive aujourd'hui", reconnaît-elle, encore émue d'avoir reçu la couronne des mains de "la sublime" Miss France 2026.
Quand j'ai tourné la tête, j'ai vu ma famille qui pleurait, ça m'a vraiment émue. Rien que d'en parler, j'en ai les larmes aux yeux."
Après les crampons et le képi, une nouvelle mission l'attend : représenter sa région au concours de Miss France. La jeune femme originaire de Valence-d'Agen (Tarn-et-Garonne) veut mettre en avant "l'authenticité des lieux, la générosité des gens, l'esprit solaire de Toulouse, mais aussi des petits villages", sans oublier la gastronomie et le sport, deux éléments incontournables de l'identité régionale à ses yeux.
Hinaupoko Devèze (Miss fFrance 2026) avec Carla Rachail le soir de l'élection Miss Midi-Pyrénées, au château de la Garrigue à Toulouse. © Lea Lanzutti
Prochaine étape : Miss France 2027
Pour se préparer à ce futur événement prévu au mois de décembre, elle pourra une nouvelle fois compter sur l'accompagnement du comité Midi-Pyrénées. Coaching mental et sportif, conseils en image, gestion des réseaux sociaux... Les prochaines semaines seront particulièrement chargées et intenses.
On a encore beaucoup, beaucoup de choses à disposition avec le comité Midi-Pyrénées. Et je compte toutes les utiliser pour me sentir au mieux le jour J, être en confiance au maximum et faire quelque chose qui me ressemble", souligne-t-elle.
Et même si elle est très bien entourée - notamment de Léa Chabrel, Miss Midi-Pyrénées 2025 - la sportive de haut niveau sait que la pression pourrait être différente à l'échelle nationale. "Je pense que le stress sera plus dur à gérer pour le concours Miss France", reconnaît-elle, tout en affichant sa volonté de continuer à travailler sur elle-même et de représenter une cause qui lui tient particulièrement à cœur.
En effet, si son discours pour l'élection à Miss France 2027 n'est pas encore ficelé, une chose est sûre, Carla aimerait profiter de cette nouvelle visibilité pour défendre, devant la France entière, l'égalité entre les femmes et les hommes, particulièrement dans le sport.
Pour la nouvelle Miss régionale, cette inégalité "pourrait être réduite en médiatisant le sport féminin, en faisant évoluer certaines mentalités, ou encore en cassant des codes qui ne sont plus d'actualité". Des codes que Carla Rachail a commencé à casser en passant des terrains aux podiums.
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