Cafards, matelas posés au sol, sanitaires sans porte : le tribunal administratif de Marseille demande au ministère de la Justice de "prévenir tout risque de traitement dégradant" au centre pénitentiaire d'Aix-Luynes.
La décision du tribunal administratif de Marseille fait suite au recours d'un détenu souffrant d'hypertension artérielle qui partageait sa cellule infestée de cafards avec plusieurs prisonniers. Le juge ordonne "d'achever les opérations de désinsectisation et de dératisation", ou encore d'"établir un recensement exhaustif et général de l'ensemble des personnes dormant sur un matelas posé au sol ou sur un lit de camp". Le tribunal rappelle les fondamentaux : une literie propre, pas de sac de couchage pour les personnes vulnérables, pas de couchage dans les sanitaires.
41 portes de sanitaires, défaillantes ou absentes, doivent être remplacées dans les cellules.
Le syndicat des avocats de France et l' Observatoire international des prisons avaient saisi le tribunal.
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