L'établissement, qui rayonne sur Pau, Bayonne, Anglet, Tarbes, et Mont-de-Marsan, avait alerté sur un trou budgétaire redouté de 3,8 millions en 2026. Outre une amélioration sur le plan financier, l'UPPA s'attend à perdre 1 300 étudiants d'ici à 2032, et à voir 47 % des personnels partir en retraite d'ici dix ans
L'horizon financier se dégage - un peu - pour l'Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA). L'établissement qui rayonne sur Pau, Bayonne, Anglet, Tarbes, et Mont-de-Marsan avait alerté sur un trou budgétaire redouté de 3,8 millions en 2026. Lors d'un point presse de rentrée ce mardi 8 septembre, le président Laurent Bordes a annoncé que le déficit devrait finalement être ramené à 1 million d'euros, et prévoit un retour à l'équilibre financier « d'ici 2028 ». Une amélioration rendue possible par, entre autres, une contribution finalement moins pénalisante pour l'UPPA au CAS pension (cotisation retraite employeur), mais aussi un « plan de stabilisation ...
L'horizon financier se dégage - un peu - pour l'Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA). L'établissement qui rayonne sur Pau, Bayonne, Anglet, Tarbes, et Mont-de-Marsan avait alerté sur un trou budgétaire redouté de 3,8 millions en 2026. Lors d'un point presse de rentrée ce mardi 8 septembre, le président Laurent Bordes a annoncé que le déficit devrait finalement être ramené à 1 million d'euros, et prévoit un retour à l'équilibre financier « d'ici 2028 ». Une amélioration rendue possible par, entre autres, une contribution finalement moins pénalisante pour l'UPPA au CAS pension (cotisation retraite employeur), mais aussi un « plan de stabilisation » des personnels qui a vu « la suppression de 30 emplois administratifs, et le non-renouvellement de postes d'enseignants-chercheurs ».
Un peu moins de 13 000 étudiants sont inscrits à l'UPPA (dont près de 8 000 à Pau), qui délivre une centaine de diplômes jusqu'à bac + 8 en : droit, économie, gestion, lettres, langues, sciences humaines, sport, sciences et technologies. Interrogé sur la feuille de route tracée pour 2026-2030 dans le cadre du « Contrat d'objectifs, de moyens et de performance » (COMP) signé avec l'État, Laurent Bordes a indiqué que l'université va devoir relever de nombreux défis, dont celui de la baisse de la démographie étudiante : « D'ici 2032-2033, il y aura 1 300 étudiants en moins à l'UPPA », a-t-il précisé. Autre bouleversement de taille : « 47 % des personnels vont partir à la retraite d'ici dix ans, et déjà 25 % d'ici cinq ans. »
Le président de l'université a par ailleurs critiqué un décret paru en mai qui ôte aux universités la possibilité de faire du cas par cas pour exonérer - entièrement ou partiellement - les étudiants extracommunautaires des droits d'inscription, désormais fixés à 2 902 euros par an pour une licence (contre 178 euros pour les étudiants français et d'Union Européenne), et 3 950 euros pour un master (contre 255 euros pour les autres). « Il y a 1 500 étudiants extracommunautaires à l'université, a révélé Laurent Bordes. On ne pourra plus en exonérer autant qu'avant. Or, la réalité c'est que la majorité de ceux que l'on retrouve aux distributions des Restos du cœur vient d'Afrique subsaharienne. »
« On n'a pas posé la cartographie de toutes les formations « fragiles », mais des conférences budgétaires ont lieu en ce moment, afin de dresser un bilan et d'envisager des fermetures, ou des évolutions », a également annoncé le président à propos de formations à effectifs faibles, présentant un niveau de réussite médiocre, ou encore un taux d'insertion et/ou de poursuite d'études insatisfaisants. Objectif : « Que d'ici 2030 il n'y ait plus de formations fragiles ». Conscients qu'il s'agit là d'un sujet sensible, les responsables ont néanmoins qualifié de « bonne décision » la fermeture de la licence professionnelle d'intervention sociale. « Et il y en aura d'autres », préviennent ceux qui espèrent éliminer « 90 % » de ces cursus jugés problématiques.
À partir de cette rentrée universitaire 2026-2027, une licence portail santé (LPS) remplace les dispositifs PASS et LAS, lesquels avaient déjà remplacé la première année de médecine, en 2020. « Le taux de passage vers les études de santé était très faible jusqu'ici avec les PASS et LAS », a commenté Laurent Bordes. En « partenaire historique de l'Université de Bordeaux pour l'accès aux études de santé », l'UPPA entend participer pleinement à ce nouveau déploiement. Il s'agit toujours pour les étudiants de commencer leur cursus « dans un environnement de proximité », avant de poursuivre à Bordeaux, en cas de réussite vers les études de santé. Interrogé sur la possibilité que Pau ait un jour sa propre fac de médecine, le président de l'UPPA a répondu : « Probablement pas, car cela coûte extrêmement cher, des millions d'euros. »
Au chapitre inclusion, le rapport d'activité 2025 de l'université révèle la présence sur ses bancs de 680 étudiants en situation de handicap (« Il y en a probablement plus », pense le président), représentant 5 % des inscrits « contre une moyenne nationale de moins de 3 % ». Et l'établissement compte « plus de 10 % de personnels bénéficiaires de l'obligation d'emploi (contre 3,5 % au niveau national) ». « L'UPPA est en train de faire évoluer sa doctrine, pour passer d'accessible à universellement inclusive », a déclaré Laurent Bordes. Salles de cours, logement, restauration, vie sociale, etc. : la fac et le CROUS ont noué un partenariat afin d'assurer un accueil « sur mesure » des étudiants concernés.
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