Le maire de Libourne Philippe Buisson entend faire évoluer le service vers une solution mixte. Le porte à porte ne disparaît pas mais de nouveaux ponts d'apport volontaire vont apparaître
« J'ai toujours dit que Libourne ne serait pas exempté des efforts pour améliorer et valoriser nos déchets. Pour plus de vertu environnementale mais aussi de vertu fiscale. » Débarrassé du protocole d'accord qui le liaitavec l'ancienne gouvernance...
« J'ai toujours dit que Libourne ne serait pas exempté des efforts pour améliorer et valoriser nos déchets. Pour plus de vertu environnementale mais aussi de vertu fiscale. » Débarrassé du protocole d'accord qui le liait avec l'ancienne gouvernance, le maire de Libourne, Philippe Buisson, entend aujourd'hui faire bouger les lignes, sur le thème épineux de la collecte des déchets dans la bastide. Et trouver des solutions à même de faire baisser les coûts, et par voie de conséquence la Taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) acquittée par les usagers.
La fréquence du ramassage en ville est depuis plusieurs années dans la ligne de mire de l'élu. « La plupart des quartiers de Libourne sont ramassés une fois par semaine. Excepté le centre-ville qui est ramassé six jours par semaine. » Alors même, rappelle le premier magistrat de Libourne, que la TEOM payée est partout « strictement la même ». « Et le quartier le plus sale de Libourne, là où on retrouve le plus de poches poubelles à n'importe quelle heure du jour et de l'année, c'est précisément celui qui est ramassé tous les jours. »
Philippe Buisson entend faire évoluer le dispositif, en relation avec le Smicval, présidé par l'élu libournais Jean-Philippe Le Gal. Mais aussi avec les Libournais. « Nous allons lancer un grand débat – en particulier avec les Libournais du centre-ville – pour aboutir à une unification du ramassage des déchets ménagers sur toute la ville. Et ouvrir une réflexion sur leur valorisation. »
La collecte en porte à porte reste quoi qu'il arrive en place. Mais de nouveaux points d'apport volontaire libres d'accès pourraient rapidement voir le jour dans le centre-ville. « C'est pour cette solution hybride que je plaide depuis des années. Notamment pour ceux qui vivent en appartement et qui ne peuvent pas garder une poubelle toute la semaine chez eux. » Le débat devra être clos d'ici la fin de l'année, souhaite Philippe Buisson. « Pour que tranquillement, dans l'année 2027, cet objectif partagé puisse être mis en œuvre. »
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