Le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné des mesures contre les auteurs présumés de fausses déclarations à l'importation, après la découverte de demandes totalisant 130,32 milliards de dollars émanant de 3 961 microentreprises.
Le Chef de l'Etat algérien a réagi face au montant des demandes pour des importations, émanant de 3 961 TPE, et totalisant environ 112,1 milliards d'euros, lesquelles concernent des programmes prévisionnels soumis pour le second semestre de 2026. Ces demandes ne correspondant ni à des achats déjà effectués ni à une perte établie pour le Trésor, elles devaient encore être validées.
Tebboune a convoqué le Premier ministre ainsi que de hauts responsables du commerce et des finances. La présidence estime que certaines déclarations auraient été destinées à obtenir indûment des autorisations et des ressources en devises, mais aucune responsabilité individuelle n'a encore été judiciairement établie.
Les vérifications administratives auraient identifié 581 opérateurs présentant des caractéristiques jugées suspectes. Quarante-sept sociétés auraient notamment déclaré la même adresse dans un immeuble résidentiel à Ouled Fayet. Ces indices justifient des contrôles, sans démontrer à eux seuls l'existence d'une fraude pour chaque entreprise.
La remontée du dossier jusqu'au chef de l'État met surtout en évidence la faiblesse des filtres initiaux. Des demandes manifestement disproportionnées ont pu être enregistrées avant que des rapprochements automatisés ne détectent des adresses, documents ou profils similaires.
Aucune sanction nominative, saisine judiciaire détaillée, somme gelée ou transaction antérieure irrégulière n'a été rendue publique. Sans bilan des dossiers rejetés et des défaillances administratives corrigées, la réponse risque de se limiter à une opération répressive sans amélioration durable du système d'autorisation.
MK/AK/Sf/APA
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