Afrique : 45 millions de personnes déplacées ou apatrides

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Afrique : 45 millions de personnes déplacées ou apatrides D'après l'Union africaine, plus de 45 millions de personnes en Afrique étaient déplacées de force ou apatrides fin 2025, dont environ 32 millions de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, 10 à 12 millions de réfugiés, 2 à 3 millions de personnes de retour et environ un million d'apatrides. Les conflits, l'insécurité, les chocs climatiques et l'insécurité alimentaire continuent d'alimenter ces déplacements, tandis que la diminution des financements humanitaires exerce une pression croissante sur les systèmes de protection. L'Afrique est confrontée à une crise de déplacements de population d'une ampleur sans précédent selon l'Union africaine, plus de 45 millions de personnes ont été touchées par le déplacement forcé ou l'apatridie en fin 2025. Ce chiffre comprend quelque 32 millions de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, 10 à 12 millions de réfugiés, 2 à 3 millions de personnes de retour chez elles et environ un million d'apatrides. Les conflits, l'insécurité, les chocs climatiques et l'insécurité alimentaire continuent de déraciner des communautés, tandis que le sous-financement chronique des interventions humanitaires exerce une pression croissante sur les systèmes de protection. 'Ensemble, nous pouvons changer la vie des personnes déplacées et apatrides à tort et bâtir un monde plus inclusif et plus compatissant'. Rose Daniel, Vice-présidente Network of women with disabilities – Nigeria La pression sur les systèmes de protection se fait également sentir dans les communautés d'accueil, où une croissance démographique soudaine peut mettre à rude épreuve des services publics déjà limités. Dans la municipalité de Koboko, en Ouganda, qui a accueilli plus de 28 000 réfugiés du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo, les investissements dans les routes, l'électricité, l'eau, la santé et l'éducation ont été essentiels pour gérer l'impact des déplacements de population et renforcer la résilience locale. 'Les villes sont prêtes. Nous avons démontré que lorsqu'on leur fait confiance, qu'on les finance et qu'on leur donne les moyens d'agir, elles répondent aux besoins des réfugiés, des communautés d'accueil et des enjeux nationaux et internationaux. La prochaine étape consiste à généraliser les solutions efficaces, à apporter un soutien direct et concret aux villes et à veiller à ce que les responsables locaux restent au cœur de la réponse mondiale aux déplacements de population'. Sanya Wilson, Ex-maire de la commune de Koboko – Ouganda Pour le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l'accent est de plus en plus mis sur la création de solutions durables plutôt que sur la gestion des déplacements prolongés. Sa stratégie pour 2026 privilégie le renforcement des systèmes de protection, la documentation, l'accès aux services, l'inclusion économique et le retour volontaire ou d'autres solutions durables. 'Les réfugiés en situation de déplacement prolongé sont souvent piégés pendant des années, voire des décennies, sans perspective réaliste de reconstruire leur vie. C'est pourquoi j'ai fixé un objectif ambitieux pour le HCR : réduire de 50 % d'ici à 2035 le nombre de réfugiés vivant en situation de déplacement prolongé et dépendants de l'aide humanitaire. Pour y parvenir, il est indispensable de repenser notre approche du déplacement. Nous devons passer d'une gestion pérenne du déplacement à une résolution collective. L'aide humanitaire sauve des vies et demeure essentielle. Mais nous devons faire davantage pour offrir aux réfugiés de nouvelles perspectives d'autonomie, leur permettre de participer à la vie économique et sociale des pays où ils vivent et de reconstruire leur vie dans la dignité'. Barham Salih, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés – Irak L'Union africaine affirme que combler le déficit de protection en Afrique exige une mise en œuvre plus rigoureuse des cadres continentaux, un financement humanitaire prévisible, des services inclusifs et un accès humanitaire sans entrave. Avec moins de 27 % des 11 milliards de dollars américains nécessaires à la réponse humanitaire en Afrique à l'horizon 2025 déjà financés, la priorité est de passer de l'aide d'urgence à des solutions durables qui rétablissent la sécurité, la dignité et l'autonomie des personnes déplacées et apatrides.

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