La campagne européenne 2026/2027 de C1 démarre mardi 8 septembre, avec une première journée s'étalant jusqu'à jeudi. Le PSG, qui risque d'exciter la meute des prétendants car dans la peau du double vainqueur sortant, Lens et Lille sont les représentants français.
Le Real Madrid de Zinédine Zidane excepté, personne dans l'histoire de la Ligue des champions n'est parvenu à conserver son titre trois années consécutives. Mais le Paris Saint-Germain, vainqueur des deux dernières éditions, paraît armé pour égaler le géant espagnol cette saison, qui s'ouvre ce mardi soir avec le choc entre le Real et l'Inter Milan.
Le RMCF, désormais entraîné par le Portugais José Mourinho, de retour à la Maison blanche après un premier passage de 2010 à 2013, s'est lancé dans une spectaculaire reconstruction après deux exercices sans titre majeur et l'objectif d'épingler une seizième C1 à son palmarès. Quelque 220 millions d'euros dépensés pour s'offrir sept vrais renforts (Yan Diomandé, Marc Cucurella, Ibrahima Konaté et Bernardo Silva, entre autres) et tenter de déloger le PSG d'un piédestal fortement scellé.
Si, paradoxalement, Paris n'a pas les faveurs du statisticien de référence, Opta, qui lui préfère le Bayern Munich ou bien Arsenal pour la victoire finale, le double lauréat en titre devrait tout de même se mêler à la bagarre. Certes, les hommes de l'Espagnol Luis Enrique ont un calendrier difficile, mais ils ont l'habitude désormais de surmonter une phase de ligue périlleuse et des barrages aller-retour comme lors des deux dernières saisons pour finir par éblouir l'Europe au printemps.
Tirage a priori plutôt favorable
Le tirage au sort ? « Apparemment, il est plus facile que l'année dernière, car c'était impossible de faire plus dur. Il faudra s'améliorer pour être parmi les huit premiers, car c'est notre but », a glissé le coach, plein de confiance malgré un démarrage très balbutiant.
Se frottant notamment à Manchester City, au FC Barcelone, deux autres prétendants, ou encore à Aston Villa (Birmingham), le Paris SG garde les mêmes ambitions, même s'il est encore loin de son niveau athlétique et collectif. « Les objectifs sont clairs, je l'ai déjà dit. Je veux gagner des trophées importants et il n'y a pas plus important que la Ligue des champions. On est convaincus qu'on peut le faire, les supporters aussi, mais ça ne sera pas simple », a annoncé Luis Enrique.
Avec ses recrues offensives (Ferran Torres, Mika Godts et Maghnes Akliouche), les prolongations de plusieurs cadres (Fabián Ruiz, Willian Pacho, João Neves) et même avec le départ de Bradley Barcola, le club de la capitale veut continuer d'impressionner le continent avec la même logique : des joueurs qui affichent clairement l'envie d'adhérer au projet et sont prêts à se battre pour le collectif, rien que le collectif.
Les Lillois ouvrent le bal, les Lensois le ferment
Tout est encore en rodage et, heureusement pour Paris, le mois de mai est encore loin. La course commence tout en douceur, mercredi (21 heures) au Parc des Princes, contre les Slovaques du Slovan Bratislava.
Derrière, Arsenal, finaliste malheureux l'an passé, et le Bayern, éliminé en demies par le PSG, sont les deux prétendants les plus sérieux. Le 1er de Premier League anglaise n'a pas échappé à la fièvre du mercato estival outre-Manche, l'AFC cherchant à renforcer ça et là son effectif déjà impressionnant. Le gagnant de la Bundesliga allemande, lui, a bouclé son marché très tôt, dès juillet, avec deux recrues ciblées (Nathaniel Brown et Ismael Saibari) et le FCBM mise sur la continuité pour essayer de soulever pour la septième fois la « coupe aux grandes oreilles ».
Déjà impressionnant en Liga espagnole, dont il a été sacré roi, le Barça a laissé partir ses deux goleadors, Robert Lewandowski et Ferran Torres, mais s'est considérablement renforcé dans l'espoir de briller sur la scène européenne, douze ans après avoir coiffé sa dernière couronne.
Lille, même sans son ancienne petite pépite Ayyoub Bouaddi, engagée par Manchester City, veut marquer des points d'entrée face au Betis Seville, mardi (21 heures) à Pierre-Mauroy, pour son retour dans la compétition-reine après une campagne de Ligue Europa. Alors qu'il y a deux ans, le Losc avait réussi ses tests européens, notamment avec une victoire sur le Real à Villeneuve-d'Ascq, il sera attendu pour son rendez-vous avec Arsenal à Londres et avec le Bayern Munich à domicile.
Lens, 2e de L1 et vainqueur de la Coupe de France, commencera par se rendre chez le Slavia Prague, jeudi (21 heures). Le RCL aura affaire en particulier à City à Bollaert-Delelis.
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