Beaucoup diront qu'on le voyait venir… Jeudi 3 septembre, une décision du juge des référés, saisi par le Six-Fours-Le Brusc FC, enjoignait le maire de lui rétablir l'accès au stade municipal Antoine-Baptiste. Cette levée d'interdiction devait, bien sûr, s'accompagner de la mise à disposition de créneaux. Invité à réagir dans la foulée, Frédéric Boccaletti, s'il s'engageait à « respecter cette décision », notait aussi dans nos colonnes que « la justice ne lui imposait pas les jours et les heures » à consentir à ce revenant, toujours indésirable à ses yeux au vu des griefs qu'il continue de lui imputer. Et il ne manquait pas d'arguer, aussi, qu'un autre club, créé durant l'été au vu de l'avenir incertain du Six-Fours-Le Brusc FC, cochait déjà la plupart des cases du planning.
« De 53 heures par semaine à 12h30 exploitables »
C'est donc sans grande surprise que… « On a dû déposer un nouveau recours », soupire l'avocat du Six-Fours-Le Brusc FC, car « la commune a fait aux dirigeants du club une proposition de créneaux totalement insatisfaisante ». « Pour vous donner une idée, poursuit Me Arnaud Mazille, l'an dernier le club disposait de 53 heures hebdomadaires, et surtout avec des créneaux compatibles avec le fonctionnement des entraînements, les licenciés étant des écoliers ou des actifs : c'était en fin de journée les lundis, mardis, jeudis et vendredis ; en journée les mercredis ; et les week-ends pour les compétitions ». Or, le club vient de se voir octroyer en tout et pour tout 22 h 30 par semaine. « Et sur ces 22 h 30, en enlevant les horaires inexploitables, il reste en temps utile et compatible 12 heures ! Lundis, mardi, jeudi et vendredi, on a le droit à la pelouse synthétique de 12h à 13h. Mais qui est en mesure de venir s'entraîner à ces heures en semaine ? À part des retraités, je ne vois pas ! »
(0)Comments