Dakar —Le Premier ministre Ahmadou Alminou Lô a annoncé, mardi, le renforcement du dispositif sécuritaire aux frontières et des capacités de défense du Sénégal, face aux menaces djihadistes et au trafic transfrontalier.
"Dans notre environnement régional, la menace djihadiste et le trafic transfrontalier sont une menace à prendre au sérieux", a-t-il déclaré lors de sa Déclaration de politique générale (DPG).
Évoquant la situation au Mali, il a souligné que "ce qui arrive à côté, au Mali, ce n'est qu'à quelques kilomètres du Sénégal", insistant sur la nécessité de dégager les ressources nécessaires au renforcement de la sécurité.
Le Premier ministre a annoncé l'accélération de l'adoption de la loi de programmation militaire, ainsi que de la loi d'orientation sur la base industrielle et technologique de défense. Il a également salué l'intégration d'ingénieurs et d'experts dans les Forces de défense et de sécurité.
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Il a, par ailleurs, annoncé le renforcement des capacités opérationnelles de la sécurité intérieure, de la sécurité civile et de la résilience territoriale.
Le chef du gouvernement a aussi insisté sur la protection des infrastructures critiques, notamment les installations pétrolières et gazières, les centrales, les câbles sous-marins et le futur réseau de gazoducs.
Il a souligné l'importance de la cybersécurité et de la protection des données de l'État. "L'insécurité, ce n'est pas seulement de voir des gens traîner avec un fusil. C'est que vos données, vous ne savez même pas où elles sont", a-t-il relevé.
Concernant le contrôle aux frontières, Ahmadou Alminou Lô a relevé l'absence de dispositifs électroniques dans certains postes frontaliers. "Les gens rentrent au Sénégal, ils ne sont pas enregistrés. Vous ne pouvez pas savoir qui est resté ici plus de trois mois", a-t-il indiqué.
Le Premier ministre a également appelé à lutter contre la xénophobie, tout en veillant au respect des règles de séjour par les étrangers vivant au Sénégal.
"Nous ne pouvons pas laisser prospérer un discours de xénophobie", a-t-il insisté, rappelant les liens historiques entre les populations sénégalaises et celles de la sous-région.
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