Ces indicateurs sont une nouvelle preuve d'un été désastreux pour les nappes phréatiques

Ces indicateurs sont une nouvelle preuve d'un été désastreux pour les nappes phréatiques
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Category: Tourism
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Après l'été le plus chaud depuis 1900, les sols français sont à sec. La situation des nappes phréatiques reste « dégradée » en France, avec 61 % d'entre elles en dessous des normales en raison d'un déficit de pluies et d'une demande en hausse sur fond de canicules estivales, a indiqué ce mardi 8 septembre le BRGM dans son rapport mensuel. Au 1er septembre, 90 % des niveaux de nappes phréatiques de la métropole sont en baisse, indique le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le service géologique national. Les niveaux sont stables pour 8 % des nappes et sont à la hausse pour seulement 2 %, précise l'établissement public, selon qui l'intensité de la vidange apparaît plus marquée que celle d'août 2025. La vidange des nappes, phénomène classique pendant l'été, est cette année particulièrement forte en raison d'un déficit de pluie « depuis le mois de mai sur tout le territoire avec notamment une sécheresse plus marquée et des températures élevées depuis le mois de juin », souligne le BRGM. Les pluies de ce début septembre sont loin d'être suffisantes pour combler le manque. La comparaison avec la carte de 2025 à la même période parle d'elle-même, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Une large partie de la Normandie, de l'Île-de-France et du Centre-Val de Loire avait des nappes avec un niveau de remplissage haut à très haut. Cette année, seule une petite partie au sud de Paris a un niveau considéré haut. La Normandie est aujourd'hui classée dans le niveau bas. Contrairement au 1er septembre 2025, il y a même cette année des zones qualifiées de très basses, comme les secteurs du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, ou encore le Doubs et le nord-ouest de la Nouvelle-Aquitaine. Les vues satellites montraient déjà cette grande différence entre les deux années, et les sols secs de cette fin d'été. Et pour cause, la France a connu son été « le plus chaud » jamais enregistré selon Météo-France, marqué par une température moyenne sur 24 h de 24,0 °C, soit + 3,6 °C par rapport aux normales de 1991-2020, et devant les étés 2003 et 2022. Cette chaleur s'est accompagnée de sécheresses et d'incendies : 99 départements français affichent un niveau de gravité de sécheresse allant d'une simple « vigilance » à une situation de « crise », cette dernière catégorie concernant 74 d'entre eux, d'après le service VigiEau. Sur un mois en revanche, la situation s'est légèrement améliorée, a observé le BRGM s'agissant des nappes phréatiques. Au 1er septembre, 19 % des nappes sont au-dessus de la normale, 20 % sont comparables et 61 % sont en dessous de la normale, contre respectivement 16 %, 21 % et 63 % fin juillet, précise le BRGM. Le niveau des nappes est contrasté sur le territoire, précise aussi l'organisme, « très bas pour les nappes du socle limousin et les calcaires du Jura et la plaine nord d'Alsace et encore haut pour les nappes des formations de la Vistrenque » dans le Gard.

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