L'honneur et le fond du baril

L'honneur et le fond du baril
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Category: Politics
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David Lemelin (Photo : Courtoisie) Je me suis souvent demandé pourquoi fort peu de politiciens quittaient par sens de l'honneur. Je veux dire par là, décider de quitter quand ils ont raté la cible, n'ont pas atteint ce qu'ils avaient promis. Une chronique de David Lemelin Ceux qui l'ont fait? Jacques Parizeau, après la défaite référendaire de 1995. Il est resté en poste quelques mois, le temps que Lucien Bouchard prenne le relais. Il ne s'est pas accroché. Il est parti. Le général de Gaulle a également levé le camp, dès le lendemain, après avoir perdu son référendum en 1969 (qui portait sur des réformes, notamment, du Sénat). Pas de niaisage, le sens de l'honneur, il connaissait. En 2016, David Cameron, au Royaume-Uni, a quitté après la victoire du Brexit, lui qui défendait l'Union européenne. Et si on s'amuse, on peut même citer Cincinnatus qui lui, a quitté après avoir réussi! Il a été nommé dictateur pour sauver Rome, il l'a fait et puis, au bout de quinze jours, disposant pourtant de tous les pouvoirs, il y renonce et retourne à sa ferme. Bon. Ça fait rêver. Ici, et en général, c'est plutôt le contraire qui se produit. Un politicien, même très poche, s'accroche le plus longtemps possible. Un échec sur deux pattes est même capable d'aller devant les micros faire semblant qu'il est un génie. Il sera capable de se dédire, se contredire, mentir, en faisant surtout semblant que ses adversaires sont pires que lui. Ça fait pleurer. C'est exactement ce qui me vient en tête quand je regarde Christine Fréchette. Cette politicienne est capable d'aller devant une caméra faire semblant que la CAQ et ses échecs scandaleux ne la regardent pas. Elle est capable de dire, sans broncher, qu'un Québec indépendant ne serait pas viable économiquement, alors que des ténors fédéralistes comme Jean Charest et Philippe Couillard ont admis que le Québec était économiquement capable de voler de ses propres ailes. Non contente de manipuler grossièrement les Québécois en effaçant l'héritage (mauvais, mais quand même) de Legault, elle accepte même de brader le Québec en l'offrant sur un plateau d'argent à Mark Carney, tout ça pour gagner. L'avenir du Québec? C'est pas important à côté de son avenir à elle. Elle est prête à dire n'importe quoi, mais vraiment n'importe quoi, pour essayer de se dégager de son bilan pitoyable. « PSPP est comme Trump! » Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle!

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