L'été a été très compliqué, avec une prise en charge dégradée des patients, et des personnes qui ont dû rester couchées certains jours. Et cela dure. Devant les locaux de la direction de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Bélizal, à Morlaix (Finistère), la tension était palpable, dès 14 h, mardi 8 septembre 2026.
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La CGT avait lancé un appel à débrayer. Le mouvement a été très suivi : sur la centaine d'agents que compte l'Ehpad, plusieurs dizaines étaient rassemblées, le dessin d'un pion à jouer collé dans le dos et des slogans comme « Nous ne voulons pas abandonner nos résidents. »
« Pas le temps de former les personnes recrutées »
Ce que le personnel dénonce ? Des effectifs et remplacements insuffisants », une organisation de travail perturbée avec des changements de planning au dernier moment et réalisés sans concertation avec les agents ».
Alexandre Huon, aide-soignant et secrétaire de la section CGT de l'établissement, détaille : On arrive le matin, on se retrouve souvent tout seul alors que l'on devait être trois. On n'a pas le temps de former les personnes recrutées, ces dernières ne restent pas plus d'une semaine. Katell Le Maux, aide-soignante, ajoute que certains jours, les toilettes des personnes sont succinctes pas manque de personnel.
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À chaque fois, c'est le Cantou (Centre d'activités naturelles tirées d'occupations utiles, NDLR), l'espace de vie et d'activités qui trinque », poursuit-elle. Cet été, l'un des trois cantous a été fermé faute d'encadrement, des sorties au cinéma ou en bord de mer ont été annulées. Les résidents sont pénalisés, restent au lit et sont moins stimulés. C'est le pire été depuis vingt ans et cette situation perdure en septembre. On nous dit souvent : 'vous n'avez pas le choix'.
Contactée, la direction de l'établissement n'a pas, pour l'instant, répondu à nos sollicitations.
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