Cette rentrée de septembre était redoutée par des parents d'élèves des Sorinières, au sud de Nantes, dont les enfants, sont scolarisés au collège Petite-Lande. Ils contestent la suppression de la ligne de bus scolaire 104 au profit du Chronobus C4.
Élus et parents d'élèves des Sorinières ont accompagné, jeudi matin 3 septembre, les élèves du collège Petite-Lande, à Rezé. Ils souhaitaient effectuer un diagnostic de rentrée, après l'annonce de la suppression de la navette 104, qui conduisait les quelque 180 élèves des Sorinières jusqu'à l'établissement scolaire.
Christian Guillet, adjoint aux mobilités et à la vie quotidienne, et Jean-Pierre Pottier, conseiller municipal, sont montés dans le Chronobus C4 de 7 h 24, à l'arrêt Mairie, accompagnés des collégiens et de quelques parents : Nous tenions à effectuer ce déplacement avec les enfants pour nous rendre compte des difficultés rencontrées », soulignent les élus.
« Plus difficile de trouver une place le soir »
Les élèves, qui commencent à 8 h, se répartissent dans trois à quatre bus. Ils partent entre 7 h 20 et 7 h 35 de l'arrêt Mairie, aux Sorinières. Ce jeudi-là, le bus était plein, sans être surchargé. En revanche, le soir, cela risque d'être plus difficile de trouver une place, selon Élise Gicquel, présidente de la section locale de la FCPE (association des parents d'élèves). Le matin, la principale difficulté est la traversée du carrefour, à l'arrêt Trois-Moulins. Vingt à quarante enfants par bus traversent, y compris quand le feu piéton passe au rouge.
Fabien Menant, parent d'élève, considère que c'est un carrefour très dangereux et il le sera encore plus en période hivernale ». Il faudrait installer un bouton pour contrôler les feux », estime Christian Guillet.
En déambulant vers le collège, les accompagnants ont aussi constaté un marquage insuffisant du passage piéton, de même que l'étroitesse de certains trottoirs qu'empruntent les enfants jusqu'à la porte du collège.
Pas d'agent Naolib au carrefour
Au grand désarroi des parents et des élus, aucun agent Naolib n'était présent pour sécuriser la traversée des élèves. Un dispositif d'accompagnement avait pourtant été promis lors des quinze premiers jours de la rentrée, par le pôle urbanisme de Nantes métropole.
David Burnaud, maire des Sorinières, et Agnès Bourgeais, maire de Rezé, avaient même insisté, dans un courrier adressé à l'opérateur métropolitain en juillet, pour demander une prolongation de ce dispositif jusqu'aux vacances de Noël. Faut-il un accident pour organiser la prévention ? s'interroge Élise Gicquel.
Sollicitée par Ouest-France à plusieurs reprises, Nantes métropole a indiqué le dispositif d'accompagnement des élèves par des agents devait se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine prochaine.
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