Pour Emmanuel Macron, le jeu vidéo doit « faire partie de l'exception culturelle française », à l'instar du cinéma. C'est en ce sens que le chef de l'État a annoncé ce lundi sa volonté de voir naître à l'avenir un festival international dédié au gaming, sans fixer de calendrier précis.
Le festival sera « pensé dès l'origine comme un grand rendez-vous mondial de la création, de l'innovation, des joueurs et de l'industrie », a présenté le président de la République depuis Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes), où se tenait le Sommet Lumière, événement consacré à l'avenir du cinéma et de l'image.
« Les grands succès mondiaux français de jeux vidéo rappellent la fécondité de cette création, de cette créativité, qui est aussi une industrie, a encore plaidé Emmanuel Macron. Il nous faut davantage le mettre à l'honneur et réussir à emporter justement l'adhésion de tous. »
Cette annonce satisfera sans doute le milieu du gaming français, qui s'était élevé contre le locataire de l'Élysée au mois de février. « Quand on passe des heures devant un jeu vidéo où on descend tout le monde, dont Fortnite… Cool. Ce n'est pas ça la vie. Parce que ça déréalise, si je puis dire, le rapport à la violence et ça vous conditionne. Je suis pour que les familles jouent leur rôle », avait-il notamment lancé au micro de Brut, n'excluant pas l'idée d'introduire des interdictions. Le Syndicat national du jeu vidéo avait alors rétorqué que « toutes les études scientifiques qui s'accumulent depuis 20 ans (…) montrent qu'il n'y a aucune corrélation entre jeux vidéo et violence ».
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« J'ai toujours soutenu le jeu vidéo »
Les critiques n'avaient pas échappé à Emmanuel Macron. Dans un long tweet, le président s'était défendu, assurant avoir « toujours soutenu le jeu vidéo » et mis « à l'honneur l'e-sport français à l'Élysée ». « Nous avons décoré les équipes de Sandfall et, mieux encore, je soutiens la participation de nos équipes (Karmine, Vitality, Gentle Mates, etc.) pour la création d'une équipe nationale française autour du jeu vidéo pour une compétition mondiale, s'était félicité le chef de l'État. Il y a tant de pépites françaises qui ont une influence mondiale ! Nous pouvons en être très fiers. »
Et de nuancer : « Mais soutenir une industrie et une culture n'interdit pas de poser une question simple, sans caricature : quels sont les effets de certains contenus et de certains usages sur les plus jeunes ? (…) On peut aimer le jeu vidéo, en être fier, et en même temps regarder sans tabou certaines pratiques et leurs effets ».
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