Vladimir Poutine et Donald Trump ont tenu une conversation téléphonique mardi 8 septembre, qualifiée d' extrême franchise par le Kremlin, selon des informations rapportées par RFI. Au cours de cet échange d'une durée d'environ une heure, les deux dirigeants ont échangé leurs points de vue dans un style décrit comme professionnel et respectueux, d'après les déclarations d'Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin, transmises aux journalistes incluant ceux de l'Agence France-Presse (La Nouvelle Tribune).
Un entretien téléphonique qualifié d'extrême franchise entre Vladimir Poutine et Donald Trump
L'entretien a notamment permis d'aborder le déplacement de Steve Witkoff et Jared Kushner à Moscou et à Kiev. Les deux présidents ont dressé un bilan positif des résultats de cette tournée diplomatique menée par ces émissaires américains. Le dirigeant russe a également profité de cet échange pour détailler à Donald Trump la situation sur le front ainsi que les objectifs militaires russes en Ukraine. Aucune annonce de cessez-le-feu n'a toutefois suivi cet appel téléphonique, et la Maison Blanche n'a pas formulé de commentaire public dans l'immédiat.
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Le dirigeant russe assure n'avoir aucun projet agressif envers l'Europe
Au cours de cette même conversation, Vladimir Poutine a affirmé n'avoir aucun projet agressif à l'égard de l'Europe , d'après les précisions apportées par Iouri Ouchakov. Cette déclaration intervient dans un contexte de vives inquiétudes exprimées par plusieurs services de renseignement occidentaux. En Allemagne, Bruno Kahl, président du service fédéral de renseignement, avait notamment indiqué devant le Bundestag que l'armée russe pourrait être en mesure d'engager un conflit direct avec l'OTAN d'ici la fin de la décennie, en s'appuyant sur une hausse sensible des actes d'espionnage et de sabotage attribués à Moscou (La Nouvelle Tribune).
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D'autres pays européens ont également fait part de craintes similaires face aux actions russes. Le renseignement danois a affirmé au début du mois de septembre que la Russie préparait des actions de sabotage ciblant l'industrie de défense du Danemark, en recrutant des civils par le biais des réseaux sociaux. De son côté, la Lituanie a averti dès le mois d'août quant à un scénario potentiel où Moscou utiliserait des drones ukrainiens capturés pour orchestrer une frappe sous faux drapeau visant un pays balte.
Poursuite des frappes en Ukraine et contexte géopolitique tendu
Malgré les échanges diplomatiques, la situation sur le terrain en Ukraine demeure marquée par des hostilités. Quelques heures avant l'appel entre les présidents russe et américain, la Russie a repris ses frappes de missiles et de drones sur la capitale ukrainienne, mettant ainsi un terme à une accalmie de trois jours qui coïncidait précisément avec la visite des émissaires américains dans la région. Cette attaque a entraîné la mort d'au moins deux personnes selon les constatations de journalistes de l'AFP présents sur place (La Nouvelle Tribune).
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Sur le front militaire et politique, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué la perspective d'une désescalade potentielle dès l'hiver prochain, tout en estimant que Vladimir Poutine cherchait à ménager Donald Trump, notamment dans la perspective des élections de mi-mandat aux États-Unis prévues au début du mois de novembre. Les tensions s'inscrivent dans une suite d'alertes répétées émises par les capitales occidentales depuis l'annexion de la Crimée survenue en 2014.
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