Le procureur de Chambéry, Xavier Sicot, a confirmé la mort du conducteur retrouvé blessé par balle après un refus d'obtempérer dans la nuit de lundi à mardi. Ce fait
Le procureur de Chambéry, Xavier Sicot, a confirmé la mort du conducteur retrouvé blessé par balle après un refus d'obtempérer dans la nuit de lundi à mardi.
Ce fait divers a entraîné une nuit de violences dans plusieurs quartiers de Chambéry. Le conducteur retrouvé blessé par balle à la tête lundi soir à Chambéry, en marge d'un contrôle routier ayant déclenché des violences urbaines, est décédé mardi à l'hôpital de cette ville habituellement calme, où des renforts policiers ont été envoyés.
Une autopsie prévue mercrediUne autopsie sera menée mercredi afin de"déterminer plus précisément les causes exactes du décès", a indiqué le parquet de Chambéry, en évoquant des premiers éléments d'enquête excluant des tirs policiers, la piste d'une tentative de suicide ou d'un tir accidentel du conducteur étant étudiée. Dans un communiqué publié peu après 16 heures mardi, le procureur de la République Xavier Sicot a confirmé le décès, précisant que l'enquête, confiée à l'Inspection générale de la police nationale , se poursuivait"en recherche des causes de la mort".
"En l'état des éléments de faits d'ores et déjà communiqués, et en l'attente des résultats de cette autopsie et des autres actes qui pourraient être préconisés, aucune autre communication ne sera faite dans l'objectif premier de préserver la famille et les proches du défunt et de leur permettre de débuter leur deuil", a-t-il ajouté. Un contrôle routier à l'origine des violencesLes violences urbaines ont éclaté après un contrôle routier mené par la police sur un véhicule visiblement dangereux, vers 19h45 lundi, relate le parquet.
Le conducteur refuse d'obtempérer. Quelques minutes après, le véhicule s'arrête et les policiers découvrent alors le corps d'un jeune homme d'une vingtaine d'années qui"tombait" sur le siège passager, avec une flaque de sang due à une blessure à la tête. Selon une source policière, la voiture zigzaguait à faible allure avant de s'arrêter, alors que son conducteur était grièvement blessé par balle.
À lire aussi : Chambéry : un homme arrêté après avoir tiré avec une carabine à plomb sur des passants Les violences qui ont suivi"pourraient, sous toute réserve, être le résultat d'une 'rumeur' liant la situation médicale de la victime et sa blessure sérieuse à l'intervention des fonctionnaires de la police", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Chambéry. Les premières investigations ont exclu la piste de tirs policiers, aucune de leurs munitions n'ayant été utilisée et aucune trace d'un tir provenant de l'extérieur n'ayant été relevée sur le véhicule, selon le parquet.
"Il y a sans doute eu une confusion sur l'implication éventuelle de la police dans la blessure du jeune conducteur et très vite, c'est parti comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. Un centre social totalement détruitLes violences se sont déclenchées dans les quartiers du Biollay, Chambéry-le-Haut et la commune limitrophe de Cognin, avec, selon la préfecture,"plusieurs dizaines d'individus déterminés" qui"ont mis, ou tenté de mettre, le feu à des véhicules, des poubelles, des bâtiments privés et des édifices publics ».
La mairie a recensé des dégâts importants : le centre social du Biollay, qui avait déjà été incendié lors d'émeutes en 2023, a été totalement détruit par le feu, une agence du bailleur social Cristal Habitat a été"dévastée" et un supermarché a été vandalisé, dans ces quartiers classés en politique de la ville mais traditionnellement très calmes. Six véhicules ont également été incendiés.
Des renforts policiers envoyés sur placeLe maire divers gauche, Thierry Repentin, a appelé au"calme" et"à la mesure" sur les réseaux sociaux. Il réclame également au ministre de l'Intérieur des"forces de police en nombre suffisant", regrettant la présence de seulement"trois policiers" lundi soir avant les faits, dans une ville de plus de 60 000 habitants.
Deux sections de la CRS 83, spécialisée notamment dans la lutte contre les violences urbaines, ont été envoyées en renfort mardi, et"le dispositif sera maintenu et adapté aussi longtemps que nécessaire", a assuré la préfète Vanina Nicoli. Des enquêtes pour"dégradations multiples par moyen dangereux , violence sur personne dépositaire de l'autorité publique et pompiers" ont été ouvertes mardi. Il n'y avait pas eu d'interpellation en début d'après-midi, selon le procureur.
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