Pourquoi les prix du SP-95 s'envolent autant en cette rentrée ?

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Category: Business
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À la pompe, la facture s'alourdit encore, lundi 7 septembre : le litre de Sans-Plomb 95 est à 2,12 euros le litre. Dans le détroit d'Ormuz, le trafic maritime est tombé au plus bas depuis le mois de mai, après de nouvelles attaques contre des pétroliers ce week-end. Une escalade qui fait encore grimper les cours du pétrole. Pourquoi le plein coûte-t-il toujours plus cher ? Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. Le Sans-Plomb 95, tout proche de son record historique. Dans une station essence parisienne, on le trouve à plus de 2,20 euros le litre. Une Parisienne limite ses déplacements et les passages à la pompe à essence. Aujourd'hui, elle doit déjà débourser 40 euros pour 18 litres. "Quarante euros, c'est un caddie de nourriture. On fait plus attention à nos dépenses" , pointe-t-elle. Une flambée des prix subie de plein fouet par un chauffeur de taxi, qui a fait ses calculs. "Avant, par mois, je mettais à peu près dans les 400 euros d'essence le mois et là je suis à peu près à 800, 800 euros et quelques." Alors, il a fait un choix radical : "Je viens de commander une autre voiture 100% électrique à cause de ça, ça nous coûte excessivement cher" , assure-t-il. Le prix des carburants ne cesse d'augmenter en France. Pour le Sans-Plomb 95, à 2,12 euros le litre en moyenne, on compte plus 8 centimes supplémentaires en une semaine. Pour le gazole, c'est six centimes de plus, soit 2,28 euros. Comment expliquer une telle hausse ? Le baril de pétrole frôle aujourd'hui les 100 dollars. En cause, la situation autour du détroit d'Ormuz. Ces derniers jours, trois pétroliers iraniens ont été frappés par les forces américaines. Le passage de ces navires est toujours très compliqué. À cela, il faut ajouter le ralentissement de la production de carburant. Les raffineries sont des cibles, comme au Koweït et en Arabie saoudite. En Russie, gros producteur de pétrole, une vingtaine de frappes ukrainiennes ont touché des raffineries depuis début août. Résultat : l'offre et les réserves de carburant diminuent alors que la demande, elle, ne faiblit pas. "Tant que ces deux guerres seront en place, et il y aura des escarmouches, voire même des batailles militaires, les prix ne pourront pas baisser. Il faut bien comprendre que chaque jour qui passe, comme il n'y a pas de gras dans le système, comme il n'y a pas de flexibilité, le système se tend jour après jour" , résume Thierry Bros, spécialiste des énergies et professeur à Sciences Po. En France, le gouvernement maintient ses aides aux grands rouleurs pour un mois.

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