En fin d'année scolaire dernière, ils étaient jusqu'à plusieurs centaines à se mobiliser chaque lundi contre les violences sexistes et sexuelles, dans le cadre d'un mouvement national né suite à l'affaire de la jeune Lyhanna, enlevée, violée et tuée dans le Gers fin mai. Ce lundi 7 septembre 2026, c'est à une cinquantaine qu'ils se sont retrouvés devant le conseil de l'ordre des médecins à Blois.
« Toujours dans le but d'obtenir une loi intégrale qui garantisse une véritable politique publique continue et coordonnée… avec un budget intégral de 3 milliards d'euros. Car il n'y a pas que la répression, il faut de la prévention réelle, de l'éducation, de l'écoute et la prise en charge des victimes au plus vite… il faut aussi que le patronat se mouille car les salariés victimes doivent être pris en compte », résume Christine Bariaud, cosecrétaire de la CGT41. Qui organisait la manifestation avec FSU, Solidaires, le collectif du droit des femmes, le planning familial, et Nous Toutes.
Et pourquoi devant l'ordre des médecins ? « Car on lie toujours nos mobilisations avec des événements locaux, et en Loir-et-Cher, des affaires ont été révélées aux centres hospitaliers de Blois et Vendôme. On veut plus de réaction, plus vite : tout employeur a une obligation légale de sécurité et de protéger la santé de ses salariés, c'est valable aussi pour les employeurs publics », poursuit-elle. Tandis que sont détaillés les faits lors des prises de parole : « À Blois, un médecin a été condamné en 2026 pour des agressions sexuelles commises sur deux patientes en 2020. À Vendôme, plusieurs professionnelles ont dénoncé des agressions sexuelles, du harcèlement et des faits d'intimidation. Deux médecins ont été révoqués au terme d'une longue procédure disciplinaire. »
Myriam Thévenot (CGT santé), Marie-Anne Clément (Droit des femmes), Marie Fournet (Planning familial) ou encore Aline Pasnon (FSU) ont d'ailleurs insisté sur les différents aspects nécessaires à cette loi intégrale. Avant de conclure : « Le conseil de l'ordre des médecins devrait protéger les victimes des agresseurs sexuels quel que soit leur statut. Prévenir, protéger, enquêter, sanctionner : cette responsabilité incombe aux employeurs des établissements, aux ordres professionnels, aux agences régionales de santé et aux pouvoirs publics. »
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